Shigatsu wa kimi no uso

Note : Après vérification, car j'avais un doute, Shigatsu est bien un shounen, puisque prépublier dans le monthly shounen jump.
J'ai gardé le titre japonais au lieu de Your Lie in April car c'est le titre qu'avait donné Wakanim et que je parle ici de l'anime.

Titre :Shigatsu wa kimi no uso
Réalisateur : Kyôhei Ishiguro
Sudio : A-1 Pictures
Année de production : 2014-2015
Format : 22 épisodes
En France, la série est licencié par Wakanim.
Il s’agit de l’adaptation du manga de Naoshi Arakawa, publié en France par Ki-oon sous le titre Your lie in April.

Résumé : Chez les adolescents pratiquants le piano, personne n’ignore le nom d’Arima Kôsei, un petit prodige qui a totalement arrêté la musique après le décès de sa mère. Deux ans plus tard, alors que Kôsei se satisfait de sa vie de lycéen banal qu’il passe avec ses deux amis d’enfance, Wataru et Tsubaki, il fait la rencontre d’une jeune violoniste, Miyazono Kaori qui va lui faire découvrir que la musique n’est pas aussi stricte qu’on le lui avait appris.

Avis : Lorsque j’avais environ dix ans, j’ai pris des cours de piano pendant un an. N’ayant pas vraiment l’oreille musicale et était très perfectionniste (si si, j’vous jure !), j’ai abandonné au bout d’un an, frustré de ne pas réussir à maîtriser les morceaux du premier coup et à ne pas réussir à utiliser ma main gauche, mais je suis resté passionné par cet instrument. Trouvant également depuis toujours que le violon est l’un des plus beaux instruments, je n’arrive toujours pas à deviner si c’est le résumé ou le chara design qui m’a motivé, un jour, à commencer Shigatsu. Quel que soit la réponse, spoilons directement la fin de ma critique en disant que je ne regrette rien, au contraire.

Soyons toutefois franc dès le début. Malgré le résumé que j’en ai fait, la musique n’est pas l’unique thème de cette œuvre. Certes, la musique est très présente, et surtout la force de la musique, mais elle sert surtout d’intermédiaire pour évoquer l’éveil des sentiments amoureux. En effet, et très rapidement dans l’œuvre, on nous rappelle que la musique est capable de transmettre les sentiments de son interprète. Que ce soit l’admiration, l’amour, le désir de toucher les autres et ne pas être oublié, un morceau paraitra toujours plus intense lorsque le musicien joue avec ses tripes et qu’il s’opère un véritable échange avec le public. On nous fait d’ailleurs assez rapidement comprendre que ce qu’il manque aux prestations d’Arima pour qu’il soit excellent, c’est une âme.

Il n’est pas du tout étrange d’imaginer que l’interprétation d’une partition prend tout son sens et sa grandeur lorsqu’on l’interprète pour quelqu’un, Shigatsu n’est ni le premier, ni le dernier à le dire, mais j’ai énormément aimé la façon dont l’œuvre a exploité cette idée pour faire passer les sentiments de son personnage principal à travers les morceaux qu’il joue. Arima n’est jamais meilleur que lorsqu’il joue pour Kaori, comme si tous les sentiments qu’il n’ose pas lui avouer – mais dont tout le monde, à commencer par Kaori à mon avis, est au courant – prenait brusquement forme dans la partition.

Comme je l’ai dit, la musique n’est en réalité pas réellement le thème principal de Shigatsu, plus un moyen d’aborder le sujet … ou plutôt les sujets car les sentiments amoureux (les sentiments tout cours) et la force de la musique pour les transmettre n’est pas la seule chose abordée. Plus que les sentiments, j’ai eu l’impression que Shigatsu portait sur la douleur, ce qu’elle peut apporter, comment la combattre, la défaire ou même s’en servir pour grandir. /!\SPOILER/!\ En effet, la mort de la mère d’Arima est un élément important de toute la première partie de l’anime. C’est à la suite de cela qu’Arima a arrêté le piano, incapable à présent d’entendre le son. Lorsque, enfin, il réussit à accepter cette perte et à avancer, on découvre la maladie de Kaori, dont on se doutait depuis un petit moment tout de même. Cet anime est entouré par la mort et on se demande constamment comment Arima va réagir si Kaori venait à mourir. /!\SPOILER END/!\

Avant d’approfondir le scénario, parlons un peu des personnages. Je sais que c’est rare, mais mon personnage préféré est cette fois-ci une fille. Peu importe la façon dont je tourne et retourne les choses dans ma tête, Kaori est pour moi le personnage le plus marquant de cette histoire. Dès le moment où je l’ai entendu jouer du violon pour la première fois, je crois que je suis tombé sous son charme, tout comme Arima. J’ai aimé la façon qu’elle avait de ne pas se soucier de gagner le concours, son unique objectif étant de marquer le public, de toucher les gens qui l’écoutaient. Et, franchement, elle a réussi haut la main. J’ai eu un peu peur au début qu’on se retrouve avec une tsundere comme on en trouve partout. J’aime les tsundere mais je trouve que c’est un style de personnage qui s’essouffle peut-être un peu, comme s’ils se forçaient à en mettre partout. Finalement, Kaori n’est pas une tsundere comme les autres (d’ailleurs, à bien y réfléchir, n’est-elle pas plutôt yandere ? Voir un tout nouveau truc ? Je suis perdu …). Elle possède une force qu’il est assez rare de voir chez les personnages féminins des mangas dans lesquels le véritable personnage principal est un garçon. /!\SPOILER/!\ Si le fait qu’elle cherche à cacher sa maladie à ses amis au début m’a semblait un peu bateau, voir cliché, j’ai trouvé son combat contre la maladie formidable et en particulier lorsqu’elle décide d’accepter l’opération. /!\SPOILER END/!\ Du début à la fin, j’ai été amusé et touché par sa relation avec Arima, chacun poussant l’autre à donner le meilleur de soi-même.

Aussi surprenant que cela puisse paraitre, les deux autres personnages que j’ai particulièrement appréciés sont des personnages soutiens, assez peu présent, j’ai nommé Wataru et Kashiwagi. Ils sont chacun le soutien d’un des principaux et assez peu présent et, pourtant, ils m’ont plus touché que Tsubaki et Arima, sans que je puisse me l’expliquer. Sans doute justement parce qu’ils sont relégués au second plan alors que, avouons-le, ils font plus ou moins tout le boulot pour les personnages principaux … Pas sûr que vingt-deux épisodes auraient suffi aux personnages principaux pour réaliser leur sentiment s’ils n’avaient pas été là pour les y aider … Accessoirement, je pense qu’ils pourraient faire un chouette couple.

Et c’est comme ça que l’on en arrive à Tsubaki et Arima. Pour être franc, j’ai détesté Tsubaki pendant une bonne partie de l’anime, /!\SPOILER/!\ jusqu’à ce qu’elle admette, enfin, ses sentiments pour Arima en fait. /!\SPOILER END/!\ et même lorsque j’ai commencé à l’apprécier, j’ai eu du mal à m’attacher à elle. En général pourtant, les personnages vivant un amour on réciproque appel quelque chose en moi mais cette fois-ci, rien. Je l’aimais bien, mais ça s’arrêtait là. /!\SPOILER/!\ Je pense que le moment où Tsubaki réalise, et accepte, ses sentiments pour Arima sont le tournant décisif, avec l’annonce de la maladie de Kaori, de cet anime. Brusquement, elle arrête de se chercher des excuses et ça la rend tout de suite plus agréable. Et surtout, elle n’est pas hypocrite, elle s’avoue ce que l’on pense tous parfois lorsqu’on est amoureux et dont on a un peu honte. « J’aimerais qu’il rate son examen, comme ça il sera obligé d’être avec moi ». D’ailleurs, personne n’est plus doué que Tsubaki pour rappeler à Arima qu’il n’a aucune chance avec Kaori car elle aime Wataru. /!\SPOILER END/!\

Avec Arima, qui est pourtant le personnage principal, j’ai eu le même problème. Je l’apprécie, certes, mais je n’arrive pas à m’y attacher. Je le trouve fantastique lorsqu’il joue, touchant lorsqu’ils pensent à Kaori mais il m’agace tellement à renoncer que je n’ai pas réussi à m’y attacher. J’ai souvent eu envie d’entrer dans la télévision pour le secouer. « Oui elle dit qu’elle aime Wataru, et alors ? Tu l’aimes ! Bats-toi ! Pourquoi tu n’aurais pas le droit de tenter ta chance également ! »

Et surtout, et je serais jamais trop content de ce genre de petit détail, Shigatsu a une fin à la hauteur du reste de la série. Peut-être même supérieur. /!\SPOILER/!\ Même en excluant la prestation formidable d’Arima, le dernier épisode est sans aucun doute le plus beau. Il n’y a pas un seul temps mort, pas une seule phrase inutile. C’est sans doute pour ça que, même si on s’attendait à cette fin, on est subjugué et les larmes coulent tout naturellement. Je m’étais préparé à la mort de Kaori et pourtant, lorsqu’elle a disparu, je n’ai pas pu m’empêcher de pleurer. Le passage où elle joue du violon, accompagnant une dernière fois Arima, est absolument magnifique. Elle brille une dernière fois dans les yeux d’Arima, qui, cette fois, ne pourra décidément jamais l’oublier. Quant à sa lettre, qui nous permet de découvrir énormément sur elle – nous faisant réaliser qu’on ne la connaissait finalement presque pas – elle apporte encore plus de sentiments dans ce dernier épisode. Et surtout, elle nous apprend ce que je suspectais depuis quelques épisodes : Le fameux mensonge dont nous parle le titre, Kaori n’a jamais eu de sentiment pour Watari et c’est Arima qu’elle aimait. /!\SPOILER END/!\

Sans aucun doute L’anime de la saison. A regarder sans attendre avant de courir acheter le manga. Une perle, tout simplement.

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