Seiren

Titre : Seiren
Réalisateur : Tomoki Kobayashi
Studio : Studio Gokumi/AXsZ
Année de production : 2017
Format : 12 épisodes de 23 minutes.

Résumé : Shoichi Kamita est un lycéen au niveau moyen en classe de deuxième année. À travers trois arcs nous allons le voir évoluer avec différentes filles et tenter de conquérir leur cœur.
Cet anime part du principe que chaque arc est un reboot de l’histoire. Kamita ne court pas trois lièvres à la fois et à chaque début d’arc, vous devrez oublier ce que vous avez vu dans le précédent.

Avis : Lorsque j’ai démarré Seiren, je ne savais pas du tout à quoi m’attendre. J’avais choisi de regarder parce que j’aimais bien les dessins et qu’on m’avait dit du bien d’Amagami SS (dont il est visiblement un spin off). Pour tout avouer, je ne suis pas très fan des séries de drague et c’est un peu à reculons que j’ai commencé à regarder.

Pourtant, j’ai assez vite changé d’avis. Certes, c’est un anime de drague, avec tous les codes et ce que ça implique, mais j’ai trouvé les personnages suffisamment intéressant pour que ça me donne envie de voir l’évolution. En outre, j’ai trouvé intéressant d’avoir un personnage un peu « garce » comme Tsuneki, car si les shōjo ont souvent un personnage moqueur qui charrie l’héroïne, j’avais encore rarement vu le contraire (après, je ne suis peut-être juste pas à la page). J’ai beaucoup aimé également le fait que ça soit elle qui allume Kamita plutôt que le contraire, et si j’ai lu beaucoup d’avis comme quoi elle avait « le feu au cul », je pense que c’est juste la preuve que l’on n’a pas encore assez dans les animes de personnage telle qu’elle, qui assume totalement leur féminité et le fait que, comme les hommes, elles ont des désirs. Alors, oui, Tsuneki est un peu une garce mais, oui, c’est ce qui l’a rendu attachante à mes yeux !

Si, une fois le premier arc terminé, j’ai eu peur que le second ne me plaise pas autant, j’ai encore une fois pu être rapidement rassuré. Le personnage de Miyamae est amusante et touchante à la fois. J’ai bien aimé l’idée d’une histoire d’amour qui se créer au fur et à mesure de partie de jeu vidéo. Déjà, je me suis un peu retrouvé à travers Miyamae (même si je n’ai jamais loupé l’école et que mon délire à moi, ce sont plus les animes que les jeux vidéo) et j’ai trouvé vraiment touchant ses moments de doute où elle semble tenter de se remettre en question sans vraiment y arriver. Toutefois, aussi étrange que ça puisse paraitre, les quelques moments de fan service m’ont moins plu que dans l’arc Tsuneki. Ils étaient moins importants, mais ils me paraissaient plus forcés et c’était sans doute moins ce que j’attendais.

En revanche, le troisième arc m’a un peu perdu. Kyouko est toute mignonne, et c’est peut-être justement ça que je lui reproche. Alors que les deux premières avaient un caractère bien affirmé, Kyouko me semble beaucoup plus fade et rentre beaucoup plus dans les clichés des animes de drague. Si elle a une personnalité, celle-ci est beaucoup moins marquante que ses deux prédécesseurs et du coup, j’ai eu beaucoup plus de mal à l’accepter. En plus de ça, je ne comprends pas qu’elle sabote son propre bonheur, puisqu’au final, c’est elle qui jette Kamita tout en semblant vexer lorsqu’il lui semble qu’il s’intéresse à une autre fille. Même si j’ai bien aimé le fait qu’elle tente de se prendre en main en rejoignant le club de vie domestique, j’ai été très déçu par ce personnage, et cet arc en général.

Vous l’aurez sans doute remarqué, mais je n’ai pas parlé du personnage principal, Kamita. Tout simplement parce qu’il m’a si peu intéressé que je n’en voyais pas l’intérêt. Un peu comme Kyouko, je l’ai trouvé trop fade, sans réel personnalité. C’est triste à dire, mais je lui ai préféré ses acolytes Ikuo et Araki qui, eux, m’ont bien fait marrer. Surtout Araki et son affection à la limite du flippant pour les lapins. En fait, j’ai eu l’impression que Kamita était une enveloppe vide qui s’adaptait à ce qu’aimait la fille à laquelle il s’intéressait, rien de plus.

Dans les points négatifs, je reviens également rapidement sur les clichés. Je sais que dans un anime de drague, on ne peut pas y échapper, mais j’avoue que, parfois, je m’en serais bien passé. La scène de bain obligatoire dans le premier arc, par exemple, dont on ne savait pas trop d’où elle venait. Si elle est, finalement, très amusante (notamment grâce à l’arrivée impromptue du professeur), on se demande un peu quel est son intérêt, à part montrer Tsuneki en maillot de bain. Les quiproquos ente les trois garçons lors du deuxième arc rentrent également dans cette catégorie. Oui, qui dit fille dans un groupe de mec dit généralement guerre ouverte, mais vous n’étiez pas obligé de créer un quiproquo juste pour ça. Là, ça semblait vraiment forcé.

Ces détails mis à part, Seiren était plutôt amusant à regarder, même s’il sera loin de plaire à tout le monde. Je le conseil particulièrement aux fans d’anime de drague qui ne regardent pas uniquement pour voir sous la culotte des filles.

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