Sagrada Reset

Titre : Sagrada Reset
Réalisateur : Shinya Kawatsura
Sudio : David Production
Année de production : 2017
Format : 24 épisodes de 20 minutes environ.
En France, l’anime est diffusé par ADN.
Il s’agit de l’adaptation des Light Novel de Yukata Kouno, paru au Japon sous le nom de Sakurada Reset (inédit en France).

Résumé : La petite ville de Sakurada a une étrange particularité : une grande partie des habitants naissent avec des capacités spéciales. Kei Asai, par exemple, n’oublie jamais rien. Alors qu’il est encore collégien, l’une de ses camarades de classe lui propose de faire équipe avec Haruki Misora, dont la capacité est le Reset : elle peut revenir trois jours en arrière, seulement, elle-même ignore qu’elle l’a fait et elle ne peut donc pas intervenir pour changer le cours du temps. Mais grâce au pouvoir de Kei, cela pourrait changer et les deux jeunes gens s’allient et rejoigne le club d’entraide. Mais rapidement, les choses vont devenir plus compliquées que prévu …

Avis : Sagrada Reset … Quand j’étais plus jeune, je trouvais que Death Note était un manga affreusement compliqué et je n’avais pas réussi à le lire à cause de ça. Je pense que si j’avais eu Sagrada Reset à la même période, j’aurais pu carrément relativiser, tellement le scénario est affreusement complexe.

J’avoue qu’au début, je ne savais pas trop quoi penser de cette série. C’était sympathique et ça me faisait un peu penser à Charlotte, mais ça s’arrêtait là. Je n’avais envie d’en dire ni du mal, ni du bien. Et puis est arrivé l’épisode 3 qui m’a mis une véritable claque. /!\SPOILER/!\ Déjà, le fait de tuer un personnage qu’on nous présentait comme principal, c’était assez surprenant. Mais le fait que les choses ne se déroulent pas de la même manière avant et après le Reset montait que rien n’allait être simple. Tout comme le fait, tout bête, de noter dans le titre « 3/4 » avant de passer à une toute autre affaire, plusieurs années plus tard. Une manière subtile de nous dire « ce n’est pas fini, on y reviendra. » Franchement, géant … /!\SPOILER END/!\

Il y aurait tellement à dire sur cet anime, mais il est en même temps tellement difficile d’en parler sans spoiler que j’avoue ne pas trop savoir comment m’y prendre. Je vais donc commencer par le point négatif que j’ai trouvé à cette série.

Sagrada Reset est très difficile à suivre. Je disais un peu plus haut que ça renvoyait Death Note au bac-à-sable, et je n’exagérais pas vraiment. Les personnages de Sagrada Reset, et particulièrement Soma Sumire, agissent avec tellement de coup d’avance, que comprendre leur fonctionnement est particulièrement ardu. Sans compter que parfois, il faudra attendre plusieurs épisodes pour, enfin, réaliser pourquoi untel ou unetelle a agi de cette façon plutôt que de celle-ci. Honnêtement, cette complexité, ça apporte énormément à l’œuvre, qui ne serait pas du tout la même sans tout cela, mais qu’est-ce que ça peut être compliqué parfois !

Cela mis à part, Sagrada Reset est l’un de mes animes coup de cœur de l’année 2017. Si les choses semblent parfois décousu, on comprend peu à peu où chaque chose doit aller et, surtout, que rien n’est laissé au hasard. À part Haruki qui agit en accord avec ce qu’elle pense être juste (puis en accord avec ses sentiments), tous les personnages semblent calculer toutes leurs actions de manière à atteindre leur but, quitte à utiliser leurs amis pour cela.

C’est d’ailleurs comme cela que commence l’amitié entre Haruki et Kei, un principe de donnant-donnant, ayant pour but commun de faire que le monde soit plus juste. J’ai d’ailleurs beaucoup aimé les changements de Haruki, qui passe d’une jeune fille renfermée sur elle-même, à une jeune fille prête à tout pour l’homme qu’elle aime.

La relation entre nos deux protagonistes peut parfois sembler à la limite du malsain, avec une Haruki totalement soumise et un Kei qui n’hésite pas à l’utiliser pour arriver à ses fins, mais la grande force de cet anime, c’est également de contrer cela, notamment à travers les quelques moments où Kei s’excuse pour des choses qu’il a fait à Haruki avant le reset, et dont elle ne se souvient pas. De plus, leur collaboration ne pourrait pas marcher sans une parfaite confiance l’un dans l’autre, chacun dépendant des pouvoirs de l’autre pour avancer vers son but. Finalement, si elle me mettait mal à l’aise au début, j’en suis arrivé à beaucoup aimé leur relation et à la trouver presque touchante.

Un autre aspect de l’anime que j’ai beaucoup aimé, c’est l’évolution du personnage de Haruki. La voir passer d’une collégienne presque dénuée de sentiment à une lycéenne qui a des accès d’égoïsme lorsqu’il s’agit de Kei, c’est probablement ce que j’ai préféré dans l’anime. Certes, Haruki est loin d’être une adolescente normale (j’aime d’ailleurs beaucoup l’épisode où elle tente de se faire une amie) et elle explicite ses sentiments de manière beaucoup trop rationnelle, mais la voir découvrir de nouvelles émotions au fil des épisodes est vraiment un aspect de la série qui m’a plu. Et c’est quelqu’un qui déteste habituellement les personnages apathiques qui dit tout cela !

Alors, oui, Sagrada Reset est un anime un brin compliqué, et oui je l’avoue, il m’est arrivé de totalement décrocher pendant les phases d’explications (il faudra vraiment que je me le re-visionne quand j’aurais le temps), mais il vaut vraiment le coup que l’on s’accroche. Il s’agit avant tout d’un anime avec un scénario vraiment abouti et des personnages, plus que passionnants ou grandioses, avant tout humains.

Un anime formidable, à découvrir d’urgence (mais peut-être avec un flacon d’aspirine pas trop loin).

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