Mayoiga

Titre : Mayoiga
Réalisateur : Tsutomu Mizushima
Scénariste : Mari Okada
Studio : Diomedéa
Année de production : 2016
Format : Une saison de 12 épisodes.
En France, l’anime est licencié par Crunchyroll.
Cet anime a donné lieu à une adaptation en manga (inédite en France) et, prochainement, à un roman (également inédit).

Résumé : Ils sont trente inconnus à être monté dans un bus pour le mystérieux village de Nanaki, dont on ne trouve aucune trace sur les cartes. Trente personnes qui ont décidé d’abandonner derrière eux leur vie pour la recommencer dans un village dont personne ne sait rien. Mais une fois arrivé à Nanaki, les choses ne se passent pas exactement comme prévu …

Avis : J’adore les anime censé faire peur. Dès que je vois un anime estampillé « mystère » ou « horreur », je ne peux pas m’empêcher de les mettre sur ma liste à voir d’urgence. Inutile de dire que ça ne me réussit pas systématiquement (et je ne parle pas là des nuits blanches que je passe lorsque, une fois lancé, je décide que « bon, vu que j’ai commencé à me faire peur, autant lire des creepypasta ! »), mais le cas de Mayoiga est un peu plus complexe que ça … Explication.

L’un des points positifs de Mayoiga, c’est son absence totale de sang. Je n’ai rien contre un peu de gore (ce n’est pas un secret que j’ai adoré Another), mais je trouve que les anime, ou même les films, censés faire peur se repose parfois trop sur le sang et les tripes. Oui, je n’ai rien contre du gore, mais je pense aussi que l’horreur, ce n’est pas ça. L’horreur, c’est avant tout ce sentiment de malaise qui nous prend lorsque l’on regarde. D’ailleurs, ce que j’ai le plus aimé dans Another, ce n’était pas les morts spectaculaires par exsanguination mais plutôt l’ambiance très pesante. Et donc, ce que j’ai aimé dans Mayoiga, c’est avant tout que les tentatives de nous faire peur passent avant tout par l’ambiance. C’est notamment vrai dans les premiers épisodes, lorsque l’on ignore encore qui est le monstre qui erre dans Nanaki, et s’il y en a réellement un.

Étrangement, je rangerais également dans les points positifs le fait que, dans Mayoiga, tous les personnages sont, à leur façon, insupportable. C’est bien simple, à part Lion et Nanko, je ne me suis pris d’affection pour personne (ah, si, Maimai, à partir de la moitié environ). À la rigueur Valkana qui, lorsqu’il met son mauvais caractère de côté, est l’un des seuls à réellement agir dès le début. Je ne saurais pas expliquer pourquoi, mais le fait de tous les détester m’a aidé à rentrer dans l’intrigue. Sans doute parce qu’à cause de ça, je ne m’inquiétais pas vraiment pour eux mais plutôt avec eux. Au lieu de compatir à leur sort et de paniquer, j’essayais de m’imaginer au milieu de leur groupe et je désirais réellement savoir ce qui pouvait bien se passer à Nanaki. Après, je suppose que cette impression sera propre à chacun et que d’autres seront plutôt irrités par ces personnages sans véritable personnalité à qui l’on aimerait apprendre à assumer leur vie.

Le prochain point positif est un léger spoiler et concerne le monstre qui vit au village. /!\SPOILER/!\ J’ai beaucoup aimé, en effet, le fait que le monstre du village soit en fait une représentation des traumatismes des personnages, les forçant à accepter ces parts d’eux. /!\SPOILER END/!\, c’est d’ailleurs en apprenant cela que j’ai, pour la première fois, éprouvé un peu d’empathie pour les personnages.

Pourtant, malgré tout cela, mon avis sur Mayoiga est plutôt mitigé. Je ne saurais pas trop expliquer ce qui m’a dérangé, mais à partir de l’épisode 8, il me semble, je ne regardais plus l’anime avec la même motivation. Certes, j’étais toujours content, mais sans plus. Il y a sans doute que l’on découvre ce qui est arrivé au disparu (même si, bon, sur 12 épisodes, l’épisode 10 c’est plutôt la fin donc c’est normal), donc beaucoup moins de suspens. Il y a également qu’on a définitivement penché du côté «bizarre » de la force. Même si je n’ai rien contre le surnaturel, surtout dans les animes centrés sur un mystère, et je n’avais rien contre la véritable nature de Nanaki. Les explications de Reiji dans le dernier épisode sur pourtant les Nanaki deviennent violents m’ont également totalement satisfait. En revanche, j’ai eu l’impression que les derniers épisodes essayaient de faire dans la surenchère. Et que je te fasse un monstre géant (pourquoi ?) ou lorsque Dieu essaye d’expliquer scientifiquement ce phénomène clairement paranormal (encore une fois, pourquoi ?).

Après, contrairement à beaucoup, je n’ai pas trouvé le dernier épisode si mauvais que ça. Certes, il était clairement trop rapide, la résolution passe tellement vite qu’on a l’impression d’avoir affaire à une grosse blague /!\SPOILER/!\ car cet épisode, en gros, ça donne un peu « bonjour, je suis le Nanaki de Masaki. En vrai on est gentil, hein, faut nous accepter et comme ça vous rentrerez. » « Oh, d’accord monsieur qu’on ne connait pas. C’est cool, on va faire ça pour le coup. » « Ah, mais nous on n’a pas trop envie de rentrer, même si ça veut dire devenir des zombies dépourvu de sentiments. » « Oh, je comprends. Bon, alors on se sépare ici les amis ? Ce fut un plaisir. » *bruit de téléportation* /!\SPOILER END/!\ et, objectivement, je ne pense pas que l’épisode soit bon. Néanmoins, j’ai beaucoup aimé les discussions à cœur ouvert qu’on Hayato et Mitsumune, Reiji et Masaki et, enfin, Mitsumune et Masaki. Ce qui ne m’empêche pas de trouver ridicule que leurs histoires passent avant la résolution de l’intrigue.

En bref, que dire de Mayoiga … Un anime qui commençait bien mais qui, malheureusement, a sans doute voulu voir trop gros et n’a donc pas pu tenir tous ses engagements. Dommage. Je me repasserais peut-être quand même les premiers épisodes qui m’avaient vraiment beaucoup plus.

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