Guyver : The Bio-Boosted Armor

Titre : Guyver : The Bio-boosted Armor
Réalisateur : Katsuhito Akiyama
Studio : OLM
Année de production : 2005
Format : 26 épisodes de 23 minutes.
En France, l’anime est licencié par Kaze.
Il s’agit de l’adaptation en anime du manga de Yoshiki Takaya (Toujours en cours au Japon – Inédit en France).
L’anime a également été adapté en OAV en 1986 (Guyver : Out of control, 1 OAV, inédit en France) puis en deux séries de 6 OAVs en 1989 et 1992 (The Guyver, inédit en France) mais également en deux films Live, en 1991 et 1994 (The Guyver et The Guyver 2 : Dark Hero, inédit en France)

Résumé : Sho Fukamachi est un lycéen normal, amoureux de son amie d’enfance, Mizuki, qui n’a, elle, d’yeux que pour le président du conseil des élèves. Un jour qu’il traine avec le frère de Mizuki, ils trouvent une étrange unité qui s’active et le transforme en Guyver, une armure surpuissante. Mais alors même qu’il découvre ses nouveaux pouvoirs, il fait la connaissance de Chronos, une organisation créant des Zoanoïds, des monstres de puissants monstres chargés de récupérer l’unité Guyver …

Avis : La première chose qui frappe avec Guyver, c’est son graphisme. Ici, contrairement à d’habitude avec moi, ce n’est malheureusement pas vraiment un compliment.
Lorsque j’ai appris que Guyver datait de 2005, j’avoue avoir été choqué. Pour rappel, 2005 est l’année de production de La fille des enfers. Si ça peut vous donner une idée, ma mère, totalement hermétique aux mangas, m’a acheté l’intégrale DVD de La fille des enfers tellement elle aimait le graphisme. Gundam Seed est plus vieux que Guyver ! Et pourtant, niveau graphisme, on est plus proche d’un Weiss Kreuz, pourtant sorti en 1998. Un constat vraiment déroutant et qui pourrait en rebuter plus d’un.

Maintenant que j’ai évoqué le principal défaut de cette série, passons aux choses un peu plus positives. Même s’il ne casse pas trois pattes à un canard, le scénario de Guyver est assez sympathique. Certes, il ne va pas révolutionner l’histoire de la Japanimation, mais il est assez plaisant et malgré ses nombreux clichés (le héros malgré lui, amoureux pas si secrètement de son amie d’enfance qui ne voit rien et lui préfère le mystérieux président du conseil des élèves …) il aborde quelques pistes intéressantes, notamment le fait que (d’après ce que j’ai compris), l’aspect Zoanoïd est en fait une évolution normal de l’être humain. L’idée de l’homme ne serait qu’une expérience d’extra-terrestre pour créer une arme ultime est également intéressante, surtout qu’en effet, comme c’est évoqué par Murakami, l’histoire des hommes est truffée de guerres et de batailles.

Sinon, les personnages de Guyver ne sont pas exceptionnels, disons qu’on a plus ou moins les personnages habituels dans ce genre d’œuvre, à savoir le gars trop gentil qui se retrouve embarqué dans une guerre qui n’est pas la sienne, l’amie d’enfance qui refuse toute cette violence, le meilleur ami qui tente d’aider mais qu’on utilise pour attaquer le héros, et j’en passe. Les méchants, de leur côté, sont peut-être un peu trop « méchant » justement, mais lorsqu’on réfléchit par rapport aux explications que l’on a sur les Zoanoïds, ils sont finalement plus proches d’une secte dangereusement extrémiste que d’une filiale de la mafia local. Lorsqu’on y réfléchit, nous ne sommes pas ici en présence de personnages faisant le mal pour faire le mal, mais faisant le mal car, dans leur vision des choses, c’est leur nature. Sans compter bien sûr que cela leur permet de protéger leurs intérêts.

Au niveau des personnages, il n’y aura que deux détails qui m’auront un peu déranger. Le premier, c’est la passivité de Mizuki pendant la première moitié. Même si je comprends tout à fait qu’elle soit en état de choc, le fait qu’elle soit toujours à rejeter la réalité dans laquelle elle se trouve m’a vraiment énervé, surtout qu’elle se retrouve alors souvent à mettre les autres en danger. Heureusement, elle se ressaisi vers le milieu, décide de devenir forte pour aider les autres et a même droit à des scènes presque classes ; /!\SPOILER/!\ comme celle où elle découvre que Murakami n’en a plus pour longtemps à vivre. Oui, elle pleure, mais elle accepte malgré tout de porter seule le poids de cette information pour préserver les autres. /!\SPOILER END/!\

Le second, c’est le personnage de Makishima. Makishima est un personnage très trouble, et ce dès le début. Toutefois, j’avoue ne pas comprendre sa motivation. On comprend assez tôt qu’il désir détruire Cronos, jusque-là, tout va bien.  Seulement, à plusieurs moments il parle « d’utiliser » Sho. Pourtant, il semble assez rapidement devenir simplement un acolyte sans arrières pensés. Peut-être que je n’ai simplement pas fait attention, ou peut-être qu’il s’est simplement laissé amadoué par l’esprit de camaraderie ambiant, mais j’ai regretté ce côté extrêmement manipulateur qui semblait le caractériser au début et qui tend à disparaitre au fur et à mesure des épisodes.

Avant d’en finir avec cette critique, je vais quand même parler un peu des combats de Guyver, qui sont tout de même une partie centrale (on en a au moins un par épisode). Les affrontements sont toujours dynamiques et, de ce fait, agréables. Petit détail qui a son importance, ils ont presque toujours une justification scénaristique, ce qui est grandement appréciable. Si je devais leur trouver un défaut, c’est qu’on ne s’inquiète pas vraiment pour le Guyver, même lorsque les ennemis sont, parait-il, immunisés à toutes ses armes puisqu’il ne passe toujours un truc qui va le sauver in extremis, ou alors l’ennemi n’aura pas pensé que si on fait tel machin toute sa défense devenait inefficace. Sans compter qu’on sait que le Guyver a une capacité de régénération assez prodigieuse, si bien qu’on se retrouve assez souvent à se dire « bah, il a perdu un bras mais bon, ce n’est pas trop grave après tout, c’est juste un bras … » /!\SPOILER/!\ et je ne vous parle même pas du moment où l’on découvre que le Guyver peut carrément ressusciter son possesseur. Alors là, autant dire qu’il n’y a plus aucun enjeu. /!\SPOILER END/!\

Verdict, une série avec pas mal de défaut, mais qui vaut la peine d’être regardé si on aime les combats de robots et de monstres.

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