Ghost Hound

Titre : Ghost hound
Réalisateur : Ryûtarô Nakamura
Sudio : Production I.G.
Diffusé sur : WOWOW
Année de production : 2007 – 2008
Format : 22 épisodes de 23 minutes.
En France, la série est licencié par Kaze et visionnable chez ADN.
L'anime a été adapté en manga de deux tomes sous le nom Shinreigari: Another Side (inédit en France)

Résumé : En 1996, le paisible petit village de Suiten est le théâtre de l'enlèvement de Tarô et sa grande sœur. Le jeune garçon a pu être retrouvé à temps mais sa sœur était déjà morte lors de l'arrivé des secours. Peu de temps après, le père de Makoto Ogami se suicide sans explication.
Onze en plus tard, Tarô peine encore, malgré ses nombreuses tentatives, à se souvenir de l'enlèvement. L'arrivé d'un nouvel élève venu de Tokyo et sa rencontre avec Miyako, la fille du prêtre du village, vont peut-être ouvrir la voie de la vérité ...

Avis : Je me souviens que lorsque j'avais 14 ou 15 ans, j'étais vraiment dans les histoires de fantômes. J'avais acheté Ghost Hunt à la Japan Expo complètement par hasard et je n'avais regardé que ça durant toutes mes vacances d'été. Alors quand j'étais tombé, par hasard, sur un résumé de Ghost Hound, regarder cette série était plus ou moins devenu LA chose que je voulais faire avant la rentrée (inutile de dire que de savoir qu'un des personnages s'appelaient Makoto n'avait fait qu'attiser ma curiosité ... je suis tellement prévisible !). Pour diverses raisons, ça n'a pas été possible et cet anime était plus ou moins parti s'installer dans les tréfonds de mon cerveau. Ce n'est qu'en m'inscrivant sur ADN et en découvrant que la série était disponible sur leur site que je me suis souvenu de cette époque et que je me suis lancé dans la série.

Pour ne pas changer les habitudes, grand bien m'en a pris. J'ai toujours aimé les histoires un peu flippantes, un peu oppressantes et même si Ghost Hound n'égale pas le niveau de creepytude (si, ce mot existe, je viens de l'inventer !) d'Another, je n'ai pas été déçu. La série est allée rejoindre le groupe des animes à ne regarder que la nuit, avec les lumières éteintes, pour se mettre vraiment dans l'ambiance. Certains diront peut-être que vu les thèmes abordés et le côté parfois oppressant (bien représenté à mon sens par l'opening, mais j'y reviendrais plus tard.), je suis forcément masochiste mais j'aurais été incapable de regarder cette série en plein jour ... pas la bonne atmosphère.

Après, je ne sais pas vraiment si l'on peut réellement parler d'un anime de fantôme pour Ghost Hound. Certes, le titre semble avoir fait son choix mais il est plus question de psychologie que de véritable fantôme ici. Certes, nous avons, assez souvent, des esprits mais ils sont plus là pour installer un climat de peur, ce n'est pas vraiment comme dans Ghost Hunt où ils avaient un vrai rôle principal dans l'intrigue. Quand j'ai réalisé ça, j'ai d'abord eu peur de m'être fait avoir avant d'être finalement assez ravi. Ghost Hound nous offre une intrigue policière sur fond de magouille politique et de shamanisme. Le tout étant dosé habillement pour me captiver du début à la fin.

Si Ghost Hound ne présente à l'origine que quatre personnages principaux (même si l'on peut plus ou moins dire qu'ils deviennent cinq en cours de route. Les binoclards vaincront !!), on explore en réalité les peurs et les pensés d'une bonne douzaine de personnage qui, sans jamais s'installer sur le devant de la scène, parviennent à nous transmettre leurs inquiétudes sans pour autant empiéter sur nos héros. Je pense ici notamment aux psychologues de Tarô, qui a énormément de passage véritablement centré sur lui sans pour autant devenir important. En temps normal, les personnages secondaires qui déblatèrent pendant presque cinq minutes sur leurs états d'âme, ça me prend plus la tête qu'autre chose mais là, on comprend tout de suite l'importance que tout ces petits "apartés" ont pour l'intrigue si bien qu'il s'insère très bien dans les épisodes.

Parlons un peu des personnages principaux maintenant ... Vous vous en douterez, mon personnage préféré est bien évidemment Makoto (et, non, ça n'a rien à voir avec son prénom voyons ! Ni avec le fait que lorsqu'il se coupe les cheveux et qu'il porte sa veste bleu, on pourrait le prendre pour un petit frère de Kasamatsu ... Si si, j'vous jure !). J'ai toujours cru que j'étais insensible aux charmes des bad boys d'anime devant lesquels je voyais tant de filles se pâmaient, mais il faut croire que je n'étais pas pour autant immuniser. Le côté "rien ne me touche" de Makoto m'a vraiment conquis, sans doute grâce à la maturité qui l'accompagne malgré son jeune âge. /!\SPOILER/!\ Je crois d'ailleurs que l'un des passages m'ayant le plus touché est celui où il dit qu'il est prédisposé à tuer. Il semble tellement le penser que ça fait mal au coeur. Je dois avouer que j'ai eu peur en apprenant que Tarô et Mizuka avaient été enlevé en échange de Makoto. J'étais persuadé qu'il allait faire une connerie. /!\SPOILER END/!\ Plus qu'un bad boy, Makoto est finalement un gentil garçon qui souffre du suicide de son père, notamment parce qu'il pense qu'il est responsable de l'enlèvement de Tarô. Inutile de dire qu'il m'a vraiment touché.

Tarô, en revanche, m'a moins emballé. Je sais qu'il est censé être le personnage principal de l’œuvre mais par moment, son obsession pour sa sœur (bien que totalement compréhensible) plus pour Miyako m'ont agacé. Autant je comprenais tout à fait qu'il soit très attaché aux souvenirs de sa sœur et qu'ils fassent tout pour les retrouver, autant sa relation avec Miyako m'a presque dérangé par moment. Elle est encore en primaire enfin ! Que quelqu'un explique à cet enfant qu'on ne regarde pas les petites filles de primaire en rougissant quand on est au collège !

J'ai plus accroché à Masayuki, même s'il est franchement antipathique dans les premiers épisodes, et Michio. Pour Masayuki, durant trois ou quatre premiers épisodes, j'ai juste eu envie de lui coller des baffes pour ses questions indiscrètes, voir déplacé. Pourtant, il devient rapidement attachant, malgré son passé peu glorieux qu'il tente de corriger comme il peut par la suite. /!\SPOILER/!\ J'ai également trouvé ça sympathique qu'on ait un personnage comme ça dans un anime. Généralement, on nous montre toujours les souffrances des adolescents brimés - ce que je trouve très bien pour sensibiliser les jeunes, je ne renie pas ça, attention ! - alors de voir la culpabilité d'un ancien agresseur, et de voir qu'il s'en veut au point de refuser d'oublier, j'ai trouvé ça vraiment intéressant. /!\SPOILER END/!\ Mais ce que j'ai préféré chez Masayuki, c'est probablement le fait qu'il soit capable, dans une même tirade, d'avoir l'air à la fois complètement puérile et extrêmement mature.

J'avais promis de revenir sur l'opening donc allons-y pour un petit palabre sur la bande originale de Ghost Hound. Comme je l'ai déjà dit, j'ai trouvé que le générique de début allait vraiment bien avec l'intrigue et le délire de la série. Il avait un petit côté mystérieux tout en étant accrochant et, avec les images, c'était juste parfait. Le générique de fin était plus dans le goût de ce à quoi on peut s'attendre dans un anime de fantôme, donc moins surprenant mais pas moins agréable pour autant (la preuve, j'ai regardé chaque épisode jusqu'au bout, sans passer l'ending !). Mais je crois que ce que j'ai trouvé le plus inquiétant et bien trouvé, ça a été le review de début d'épisode dont les voix étaient systématiques déformés comme si on avait du mal à les capter. C'était vraiment raccord avec la série et ça rappelait un peu les ondes qu'utilise Tarô lorsqu'il veut faire une OBE. D'ailleurs, l'eyecatcher qui es fait sous le même format m'a fait super peur la première fois. O_O

Bon, c'est bien joli tout ça, mais rien n'est parfait alors attardons-nous deux secondes sur les détails qui fâchent ...
D'abord, il y a l’esthétique. Ce n'est peut-être pas grand chose, et je sais que c'est censé être un anime d'épouvante, mais certains personnages étaient réellement flippants tellement ils étaient pâles. Que ce soit le psychologue de Tarô, le père de Masayuki ou la Doctoresse, j'avoue avoir eu plus peur en les voyant eux qu'en voyant les esprits ... Ils sont morts ou ils ne connaissent pas le mot soleil ? Je sais que les scientifiques sont du genre à rester enfermés tout le temps mais à ce point ... même moi je suis plus bronzé là !

Autre détail, un peu plus gênant, Ghost Hound est quand même très compliqué. ADN annonce au début que l'anime est déconseillé aux moins de 10 ans mais si l'on veut vraiment comprendre, même douze ans me parait un peu jeune. Rien n'est vraiment effrayant, sauf pour les plus jeunes, mais comprendre toutes les explications scientifiques et psychologiques demandent parfois de vraiment se concentrer, ce qui n'est généralement pas ce qui intéresse les jeunes. J'adore la psychologie et je suis du genre à plutôt m'accrocher et à me repasser dix fois les sous-titres si je ne comprends pas quelque chose mais avec Ghost Hound, j'ai rapidement laissé tombé sinon, j'en serais toujours au premier épisode ... les explications, références et autres sont, certes, importantes et ont leur place dans la série, mais sont surtout tellement compliqués ... et pourtant, je suis presque sûr que tout a été simplifié au maximum. Et je ne parle même pas des explications de Miyako qui font office de preview. Il fallait vraiment s'accrocher ...

Quoi qu'il en soit, et malgré ses petites faiblesses, Ghost Hound reste un anime vraiment sympathique que je recommande à ceux qui aiment les histoires d'enquêtes, d'esprit ou de psychologie ...

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