Fate/Stay Night : Unlimited Blade Works (TV)

Titre : Fate/Stay Night: Unlimited Blade Work
Réalisateur : Takahiro Miura
Scénariste : Kinoko Nasu
Studio : Ufotable
Année de production : 2014 - 2015
Format : 26 épisodes (les deux premiers durent une heure, les suivants vingt-cinq minutes.)
Il s’agit d’une adaptation du Visual Novel Fate/Stay Night. UBW est l’adaptation de la seconde route accessible dans le jeu. La route FATE a été adapté en 2006 (24 épisodes) et il est prévu qu’un film adapte la troisième, Heaven’s Feel. Une prequel appeler Fate/Zero a également été créé en 2011 et comporte deux saisons. UBW avait déjà été adapté en film en 2010.

Résumé : La ville de Fuyuki pourrait ressembler à n’importe quelle ville de bord de mer si elle n’était pas le théâtre de la guerre sainte visant à invoquer et s’emparer du Saint Graal qui, parait-il, peut réaliser les souhaits. Pour ce faire, sept magiciens vont invoquer sept Servant qui se battrons sous leurs ordres jusqu’à ce qu’il n’en reste plus qu’un.
Rin Tôsaka a été préparée à cette guerre depuis son enfance et, bien qu’elle n’ait pas un rêve particulier à réaliser, souhaite gagner la guerre et invoque Archer pour l’aider. Les choses dégénèrent lorsque, au court d’une bataille dans l’école, elle décide de sauver Shirô Emiya qui avait été blessé …

Avis : Je pense réellement que Fate/Stay Night fait partie de ces séries tellement populaires dans l’animation japonaise que tout le monde en a forcément au moins entendu parler. Depuis des années je tente de me trouver un petit créneau pour me regarder Fate/Stay Night et, lorsque j’ai appris la sortie de UBW, ma première réaction a donc, tout naturellement, été « alors toi, tu vas directement sur ma liste de truc à regarder au jour le jour ! » Et c’est ce que j’ai fait.

J’ai, avant tout, eu un énorme coup de cœur pour le prologue de UBW. Avant lui, je ne connaissais de Fate/Stay Night que les personnages de Saber, Shirô, Rin et Archer. Je savais que Rin était une mignonne tsundere qui a la classe, que Archer était tellement badass que ça en devenait indécent, que Saber était extrêmement forte (et classe aussi, décidément …) et que Shirô me taperait probablement sur les nerfs, mais c’était plus ou moins tout. Pour tout vous avouez, je ne connaissais même pas le résumé de l’histoire lorsque je me suis lancé dans le premier épisode d’une heure et c’est donc avec prudence que j’ai commencé la série. Je ne l’ai pas regretté puisque, dans ce prologue, je n’ai rien eu à redire. Déjà, il est centré sur le couple Rin/Archer, qui sont de très loin mes personnages préférés, et ça, c’est franchement cool. Ensuite, que ce soit le graphisme, les musiques ou juste la façon dont avance l’histoire, tout est extrêmement bien en scène et on est rapidement happé par le scénario.

Bien sûr, cela ne signifie pas que je n’ai pas aimé la suite de la série, chacun des vingt-six épisodes est passé sans aucune soucis et chaque fin d’épisode me laissait haletant devant mon ordinateur, à compter les minutes avant la prochaine fois. Le seul petit détail que j’aurais à reprocher à ce qui a suivi le prologue, c’est la présence de Shirô mais, puisqu’il est le personnage principal, je suppose qu’il était difficile de s’en passer. Tant pis, j’ai fait avec. En plus, il parait qu’il est particulièrement moins chiant que dans l’adaptation de la route FATE de 2006.

D’après les commentaires que j’ai pu entendre autour de moi, il semblerait que Shirô soit ce que la majorité des gens ont eu à reprocher à la série. Il faut dire qu’il y a de quoi. Les personnages principaux, dans Fate/Stay Night, sont tous très charismatiques. Rin et Saber sont des femmes fortes qui refusent de devoir compter sur les hommes pour les protéger et Archer est à la fois fort et doué pour les tâches ménagères (si on ajoute à ça son cynisme, je pense qu’on est assez proche de l’homme parfait en fait … Mesdames, qu’en pensez-vous ?), donc évidemment incroyablement fascinant. Même du côté des adversaires de nos héros, à l’exception de Shinji dont l’intérêt est d’être pathétique, ils sont assez  séduisants. Et au milieu de ces personnages, on a notre héros, ridiculement normal. Je veux dire, Shirô, c’est l’archétype même du justicier d’anime : il a vécu un drame, toute sa famille est morte (donc il vit seul à seize ans et sait se débrouiller seul), il a secrètement des pouvoirs, a des tas de filles dans son entourage proche … est-ce que je dois continuer ? Et si la masse de cliché autour de lui ne suffisait pas à nous dégouter, Shirô ne vit que pour sauver les autres, au point de se mettre bien souvent en danger, un truc que j’exècre plus que tout. Un exemple tout con mais Saber est là pour protéger Shirô, c’est son boulot en tant que servant. Et pourtant, Shirô s’obstine dans presque tous les épisodes à prendre les coups à sa place. J’avoue ne pas avoir tout compris.

De manière générale, je suis convaincu que Shirô est un personnage qui a été créé uniquement pour être détesté. Il n’y a pas d’autres moyens d’expliquer ce condensé de clichés réuni dans un seul personnage alors que presque tous les autres de la série nous donnent juste envie de les vénérer chaque soir avant de dormir. Au milieu de tout ça, Shirô fait tâche, avec son air un peu niais et son idéal irréalisable. On a juste envie de lui donner une petite tape sur la tête en lui disant d’aller voir ailleurs, tout en se doutant que, de toute façon, il n’y a que lui qui pourra sauver l’univers.

Mais au final, même si j’ai détesté le personnage principal pendant presque toute la série, /!\SPOILER /!\ j’ai commencé à l’apprécier un peu lors de son combat contre Gilgamesh, /!\SPOILER END/!\ je n’ai guère d’autres remarques négatives à faire sur la série. Comme je l’ai dit précédemment, le design, que ce soit des personnages ou des paysages (absolument magnifiques d’ailleurs) est très soigné, l’OST est toujours assorti avec la situation et n’est, ni trop présente, ni trop effacé et les scènes de combat (au centre de l’intrigue) sont absolument géniales.

À ce sujet, ce n’est qu’un détail mais j’ai trouvé très agréable d’avoir des scènes de bataille dès le prologue. En effet, la guerre sainte est quelque chose de violent. Les Master risquent leur vie pour le Saint Graal et, après qu’on nous ait dit ça, j’aurais trouvé stupide qu’on attende plusieurs épisodes avant d’avoir un affrontement. Alors, certes, il n’y a pas forcément de batailles à chaque épisode (quoi que … je ne me souviens plus trop, mais il ne me semble pas en tout cas), mais dans la mesure où elles sont importantes dans le scénario, il aurait été dommage de les reléguer en arrière-plan, ce qui n’a pas été le cas.

Après, c’est vrai que j’ai trouvé un la fin un peu précipitée. Outre le dernier épisode (dont je n’ai pas vraiment compris l’utilité, à part peut-être nous montrer que Shirô ne renonçait pas à son objectif ultime de devenir un justicier), l’avant dernier m’a paru extrêmement rapide. /!\SPOILER/!\ Que ce soit la destruction du Saint Graal – où la présence d’Archer tombe quand même sacrément bien je trouve … - ou le combat entre Gilgamesh et Shirô, j’avais l’impression qu’on était un peu « oh, merde, il reste que deux épisodes, va falloir faire ça vite. Au final, et même si j’adore vraiment le personnage de Gilgamesh et que j’attendais l’affrontement depuis presque le début – dès qu’on voit Gilgamesh la première fois, on devine que ça va être le boss final après tout – j’ai été un peu déçu de la facilité avec laquelle Shirô s’en est débarrassé. Au final, le combat contre Archer, même s’il n’était qu’à la moitié de la seconde partie a été bien plus passionnant que le combat final. C’est pas un peu un comble ? /!\SPOILER END/!\

Mais malgré les quelques défauts que j’ai pu trouver à la série, elle n’en est pas moins excellente et je la recommande à tout le monde !

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