Cheer boys

Titre : Cheer Boys!!
Réalisateur : Ai Yoshimura
Studio : Brain’s Base
Année de production : 2016
Format : 12 épisodes de 25 minutes environ
En France, l’anime est diffusé par ADN.
Il s’agit d’une adaptation du manga de Ryou Asai et Kenichi Kondou, Cheer Danshi!!: Go Breakers (inédit en France).

Résumé : Après une blessure à l’épaule, Haru décider d’abandonner le judo, qu’il pratique pourtant depuis toujours. Kazu, son meilleur ami, saisi l’occasion pour lui proposer de faire une équipe de Cheerleading intégralement masculine …

Avis : Comme je l’ai dit lors de la fiche de Sevamp, la multiplication des séries avec un casting presque intégralement masculin, souvent dans le seul but de rameuter le public féminin a fini par avoir raison de moi et, même si j’attendais Cheer Boys depuis un petit moment, c’est avec beaucoup d’appréhension que j’ai commencé la série. J’ai néanmoins été assez rapidement rassuré. Même si, comme on pouvait s’en douter, les filles sont très peu présentes, on est également en présence d’un anime qui a su éviter de tomber dans le piège facile du racolage de fujoshi.

En effet, Haru et Kazu sont très proches, et c’est le cas de la plupart des binômes de cet anime, mais contrairement à énormément de série post-boom-yaoi, cette relation n’est pas particulièrement ambiguë et la série évite tout sous-entendu dont l’unique but est de faire hurler les spectatrices. À moins de réellement chercher quelque chose de « plus », Haru et Kazu, comme tous les binômes qui se forment dans l’histoire, sont deux très bons potes, qui se reposent parfois l’un sur l’autre comme cela arrive souvent en vrai également. Mais leur amitié n’est pas non plus parfaite et, sans que l’autre ne le sache, chacun envie plus ou moins ce qu’à l’autre. J’ai vraiment beaucoup aimé la relation de ces deux personnages, très vrai et humaine.

On peut dire aussi que Cheer Danshi est très bien tombé. J’aime beaucoup la gymnastique (j’en ai fait très longtemps), mais en général, contrairement au basket ou au tennis, c’est une discipline qui ne m’intéresse que par cycle. Cheer Danshi (même s’il parle de Cheerleading et non pas de gymnastique à proprement parlé, car soyons honnête, le Cheerleading, c’est beaucoup de gym !) est arrivé juste après les Jeux Olympiques, durant lesquels je m’étais délecté des épreuves de gym, et j’étais donc dans l’état idéale pour regarder. J’ignore si j’aurais pris autant de plaisir en dehors de mes périodes « pro gym » mais je pense franchement que oui. Car même si le Cheerleading est au cœur de cet anime, il parle également beaucoup des relations entre les gens et du fait de changer, pour le meilleur, au contact d’autrui. Des problématiques que je cherche lorsque je me lance dans un anime tranche de vie.

J’ai aussi beaucoup aimé l’idée d’un anime sur le Cheerleading. Alors que dans certains pays (et notamment aux Etats-Unis où c’est une véritable institution) le cheerleading est très reconnu, c’est vrai qu’en France, on a tendance à méconnaitre cette activité et à s’imaginer que ça se limite à des filles en jupette qui se trémoussent sur un terrain de football américain. J’avoue que, même si je savais que c’était plus que ça et que j’avais assisté à une performance au Japon, je ne m’étais jamais posé de question sur ce sport, que je ne considérais pas comme tel, et cet anime m’a permis en apprendre plus, et surtout de trouver cela très intéressant. J’ai beaucoup aimé qu’on parle du Cheerleading comme qu’une activité donnant le sourire aux gens, c’est vrai que je n’avais jamais vu les choses sous cet angle, mais dit comme ça, ça donne vraiment envie d’essayer !

J’ai beaucoup aimé que Cheer Boys mettent autant en avant le côté humain. Que ce soit avec la sœur de Haru qui boude ou Sho et ses démons, on a souvent l’occasion de voir que les personnages ont une part d’ombre qui les rend d’autant plus humain, et donc intéressant. Ils sont loin d’être parfait, comme nous, ils ont leur faiblesse. A ce sujet, j’ai d’ailleurs énormément aimé /!\SPOILER/!\ l’épisode avec la Grand-mère de Kazu. /!\SPOILER END/!\ Un grand moment de tendresse.

L’un des points négatifs de cette série, c’est que, comme souvent dans les animes aussi riche en personnages, on n’a le temps d’en développer que quelques-uns, si bien qu’une fois l’anime terminé, lorsqu’on retombe sur des images, on ne peut s’empêcher de se demander « mais t’es qui toi » devant certains personnages. En général, je trouve ça un peu dommage, mais sans plus. Dans le cas de Cheer Boys, les personnages sont tous tellement intéressants que j’ai trouvé ça vraiment dommage, surtout quand on imagine le nombre de situation loufoque qu’on aurait pu créer grâce à chacun.

J’ai également regretté que les performances ne soient pas plus mises en valeur. Même si le Cheerleading est indéniablement présent, c’est avant tout dans les discussions et les entrainements des personnages. Des prestations, on en a très peu, et non seulement celles-ci sont alors très courtes, mais en plus elles passent parfois complètement inaperçu dans le décor (notamment la sélection pour les nationales, où on ne voit rien). J’ai trouvé ça dommage.

Malgré cela, Cheer Boys est un anime dans l’ensemble très sympathique que je recommande néanmois d’avantage aux amateurs de Tranche de vie qu’à ceux qui préfèrent les animes vraiment de sport, le Cheerleading étant avant tout un prétexte.

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