Assassination Classroom

Titre : Assassination Classroom
Mangaka : Yûsei Matsui
Éditeur, Japon : Shueisha
Prépublication, Japon : Weekly shounen jump
Nombre de tomes, Japon : 20 tomes
(Normalement, la série se termine dans le tome 20, c'est du moins ce que j'avais lu, mais MS parle d'un tome 21, du coup, je suis perdu ...)
Éditeur, France : Kana
Nombre de tomes, France : 12 tomes
(Prochain tome prévu pour le 08.07.2016.)
Le manga a été adapté en un anime de 22 épisodes, licencié par ADN. Une seconde saison est également en cours, toujours chez ADN.
Il existe également un OAV, Deai no Jikan, présent dans le DVD 2 de la saison 1.
Inédit en France, le Japon a vu la sortie d'un OAV, d'un film Live ainsi qu'un ONA.

Résumé : Au collège Kunugigaoka, la classe de 3-E est un peu particulière. Composé d’élèves considérés comme les « déchets » de l’école, ils ont cours dans un bâtiment délabré éloigné du bâtiment principal et sont constamment rabaissé par les autres élèves. Depuis qu’une partie de la lune a explosé, ils ont également été chargé de tuer leur professeur principal, Koro-sensei, un poulpe pouvant se déplacer mach 20 et qui, non content d’être le responsable de la disparition d’une partie de la lune, menace de détruire la terre en mars prochain.

Avis : Il est assez rare, depuis que le catalogue de mes lectures ne se limite plus à une dizaine de titres, que je me lance dans la lecture d’une série toujours en cours au Japon, et donc potentiellement longue. Et si Assassination Classroom ne fait, officiellement, pas parti (après une rude bataille au Jenken, c’est mon frère qui a obtenu le droit ultime d’acheter, et donc de lire en premier, cette série. Foutu papier !) de mes acquisitions, il n’en reste pas moins l’un de ces titres dont j’attends chaque tomes avec des palpitations depuis le moment où j’en ai reçu un extrait à la Japan Expo.

La première fois que j’ai lu Assassination Classroom, je me souviens m’être immédiatement dit que ça allait me plaire. L’histoire était totalement loufoque avec, malgré tout, une once de mystère et un poil d’aventure, les dessins étaient forts agréables et même si les personnages ne semblaient pas encore très creusé, j’étais sûr qu’ils se développeraient au fil des volumes. En fait, je me souviens que le seul reproche que j’avais fait au manga après la lecture de l’extrait était justement son grand nombre de personnage (tout une classe, plus les professeurs) que j’avais contrecarré assez vite en me disant que, comme dans toute œuvre de ce genre (King’s game, Another ou autre manga mettant en scène une classe entière), certains seraient probablement relégués au rang de figurants, me permettant de mieux m’immerger (je n’aime pas avoir à me souvenir d’un trop grand nombre de personnages, ça me bloque … Je me fais des antisèches à partir de dix personnages principaux.)

Finalement, comme je l’avais prévu, le manga est très centré autour de Koro-sensei (évidemment), Karma et Nagisa, qui semblent être les deux personnages principaux. Toutefois, les autres élèves de la classe ne sont pas réellement laissés pour compte et les différentes péripéties permettent à chacun de s’affirmer et d’en apprendre plus sur les personnages « secondaires ». Ainsi, on découvre que Sugino aime le baseball, que Maehara est un playboy et qu’Okuda a un don pour les sciences, mais également plein d’autres détails sur leurs camarades et la classe E, censé être la classe des « épaves » (en VO on parle de la classe E comme « End », sous-entend qu’on est foutu si on atterrit … Le sens n’est pas aussi fort dans la classe des « Épaves » mais ça veut bien dire ce que ça veut dire) nous apparait vite non seulement plus agréable que les classes du bâtiment principal mais surtout rempli d’élèves brillants.

Car, évidemment, même si les élèves de la classe E sont, majoritairement, peu doué pour les études, ils ont une multitude d’autres talents qui, bien que jugés inutiles dans un parcours classique, se révèlent très intéressante dans la situation actuelle, mais aussi lorsqu’on découvre une personne. Entre les élèves du bâtiment principal qui se prennent pour des élus et ne parlent qu’étude, et Kanzaki qui assure aux jeux-vidéos, je sais déjà avec qui je suis susceptible de devenir ami. Aussi, pendant que les élèves des classes A à D ne vivent que pour ne pas échouer dans la classe E, et donc être les meilleurs, la classe E est plus ouverte, plus vivante et ses élèves sont nettement plus agréables à supporter.

Mais sous ses airs de comédie loufoque, Assassination Classroom évoque également des sujets très sérieux, à commencer par l’élitisme dans la société japonaise, qui commence dès l’école. Le système du collège Kunugigaoka est, nous sommes d’accord, très extrême, mais n’est finalement pas si différent de celui pratiqué dans la majorité des écoles où l’on n’hésite pas à sacrifier les plus faibles pour l’épanouissement des plus forts. Sans aller jusqu’au Japon, très élitiste, n’avez-vous jamais entendu un parent dire à son enfant « si tu ne veux pas finir par travailler en caisse comme la dame, il faut bien travailler à l’école » ? Outre le fait qu’hôtesse de caisse (que je déteste ce terme … de mon temps on disait caissier et merde. Je suis caissier, pas hôte de caisse, je n’ai rien d’un hôte. N’ayons pas peur des mots, merde quoi.) n’est pas une profession plus bête qu’une autre, lorsque l’on fait ça, on rabaisse une personne, expliquant bien que « ça c’est la honte », dans l’espoir de faire faire à l’enfant de grandes études. On pourra dire ce que l’on veut mais c’est pareil, et Assassination classroom, à travers ce système de classe discriminée, m’a rappeler à quel point cette situation peut être dur à vivre pour ceux qui sont en bas de cette échelle de valeur.

Si mon personnage préféré est indéniablement Isogai (je serais incapable de dire quand j’ai commencé à l’apprécier autant. Durant de nombreux volumes, j’ai fait une très nette fixation sur Karasuma-sensei avant de trouver qu’Isogai était indéniablement l’élève qui avait le plus de classe et de charisme), j’ai énormément d’affection pour le personnage de Koro. Outre le fait que c’est lui qui apporte le comique du manga, il est exactement le professeur qu’on a tous rêvé d’avoir un jour. Non seulement il explique bien les cours et est toujours présent pour aider ses élèves, mais surtout, il est capable de voir les points forts de chacun et de trouver un moyen de les mettre en valeur. Il m’arrive parfois de penser que toute cette histoire d’assassinat n’est en fait là que pour lui permettre de révéler à chacun ce qu’il y a de bien en soi.

N’étant pas encore très avancé dans l’anime, je ne vais pas trop me prononcer pour le moment (je verrais si j’estime nécessaire de faire une autres critiques ou si je mets juste une note en dessous) et je dirais juste que l’ending et les opening sont magnifiques !

Verdict pour Assassination Classroom, un manga à la fois loufoque et sérieux qui nous donne envie de nous remettre en question mais également de croire en nous. Excellent titre que je recommande vivement.

=> Rapide verdict sur l'anime : Franchement excellent, et la saison deux semble être du même accabit. L'anime n'apporte pas grand chose par rapport à la version papier mais c'est juste agréable de voir la classe E prendre vie. Le graphisme est soigné et les Seiyu sont au top !

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