Jigoku Shojo Yoinotogi

Titre : Jigoku Shojo Yoinotogi
Réalisateur : Takahiro Omori
Sudio : Studio Deen
Année de production : 2017
Format : 12 épisodes de 20 minutes environ.
En France, l’anime est diffusé par Wakanim.

Il s’agit de la quatrième saison de Jigoku Shojo (qui a d’abord été diffusé par Kazé sous le titre La fille des enfers). Néanmoins, il n’est pas nécessaire d’avoir vu les saisons précédentes pour comprendre celle-ci. Cette quatrième saison est composée de six épisodes originaux et six épisodes « réminiscences » (des saisons précédentes, donc).
Pour ceux qui se demanderaient pourquoi cette fiche est rangée dans les Shojo, c'est tout simplement parce que l'adaptation manga de La Fille des Enfers est paru dans un magasine Shojo. Oui, moi aussi ça m'a surpris.

Résumé : Au Japon, une légende urbaine circule de plus en plus. Il existerait un site, accessible uniquement à minuit, qui permettrait de maudire son ennemi. Si vous notez le nom d’une personne sur ce site, la Fille des Enfers viendra vous rendre visite et emmènera votre ennemi en enfers …

Avis : J’ai un rapport assez étrange avec La Fille des enfers. J’adore cette série mais, pour une raison qui m’échappe, je l’ai très peu suivi. Autant j’ai été assidu pour la première saison, autant je n’ai vu que les derniers épisodes de la saison deux, et les premiers de la saison trois. Et en plus, je n’arrive même pas à me souvenir du pourquoi de mon manque d’assiduité. Du coup, j’avoue que je ne savais plus trop comment aborder cette nouvelle saison, qui arrive alors que je n’imaginais pas reprendre la série un jour (pour rappel, la saison 3 a neuf ans déjà).

Premier constat alors, c’est toujours aussi beau. Je me souviens que lorsque j’ai découvert cette série, c’était avant tout le graphisme qui m’avait séduit, et aujourd’hui encore, ça a très bien fonctionné sur moi. J’ai toujours trouvé impressionnant que les dessinateurs aient réussi à donner à Ai Enma un côté très inquiétant, alors qu’elle a un physique de petite fille. Je ne sais pas si c’est dû à son teint très pâle ou à ses yeux rouges, mais en tout cas, ça marche à chaque fois. Et c’est comme ça également avec les autres personnages, dans une moindre mesure (j’avoue que c’est surtout Hone Onna, Ichimoku Ren fait plus beau gosse et Wanyudō fait pensé à un gentil petit vieux).

Toutefois, au-delà de bonheur de retrouvé des personnages familiers, je n’ai pas vraiment vu d’intérêt à cette nouvelle saison. Certes, on a un nouveau personnage, qui remet en question le fonctionnement du site des enfers, mais c’était déjà un peu le rôle de Shibata, de la saison 2. Au final, je n’ai pas vraiment vu l’intérêt du personnage de Michiru, même si je l’ai beaucoup apprécié. Elle n’est là que pour /!\SPOILER/!\ prendre la relève d’Ai Enma /!\SPOILER END/!\, et encore, tout cela est assez flou puisque s’il est sûr à la fin /!\SPOILER/!\ que Michiru devient bien la Fille des Enfers à son tour, on ne sait pas ce qu’il en est d’Ai Enma. Est-ce qu’elle se retrouve au chômage ? Est-ce que Michiru est juste une succursale du Site des Enfers ? /!\SPOILER END/!\

En soit, je ne m’explique même pas le personnage de Michiru. Comme je l’ai déjà dit, au début, elle a un peu le même rôle que Shibata, en n’étant pas d’accord avec le site des Enfers, sauf qu’elle est visiblement un esprit. Aussi, lorsque, finalement, on découvre son passé, j’ai été assez déçu des ressemblances avec celui de Ai Enma /!\SPOILER/!\ toutes deux bouc émissaires de leur village, tuées avec leur famille, elles ont alors maudits les habitants à leur mort et sont damnés. /!\SPOILER END/!\ En soit, ces similitudes sont logiques, mais j’ai été un peu déçu et j’ai trouvé que le personnage de Michiru n’apportait, finalement rien à l’intrigue.

Après, les six épisodes « réminiscences » … chacun aura son avis. En soit, c’est un peu un moyen de rallonger cette saison et je comprends que la plupart des gens aient pesté. Après, j’avoue avoir été content de revoir des vieux épisodes, ce qui m’a permis de comparer et de voir les évolutions de série (j’avais notamment complètement oublié le personnage de la Grand-Mère, très présente dans la saison une pourtant). Après, je trouve qu’ils n’ont pas forcément choisi les meilleurs épisodes, mais je suppose que chacun à ses épisodes préférés. Les petites scénettes avant les épisodes sont également sympathiques et amusantes.

Je terminerais sur une note positive : j’ai énormément aimé les génériques de cette saison. Au début, j’avoue avoir eu du mal avec celui de début, que j’appréciais mais qui ne ressemblait pas à ce à quoi j’avais été habitué avec la série. Pourtant, à force de l’entendre, il m’est apparu comme une évidence et je me le repasse maintenant en boucle sans le moindre souci (sauf peut-être les images. Traitez moi de psychorigide, mais Ai Enma presque nue, ça me bloque …). Et puis, comme toujours, les thèmes sont tous formidables et très prenant, ce qui est, depuis la première saison, l’un des gros points forts de la série.

Verdict, c’est La Fille des Enfers, donc c’est forcément très sympathique, mais ça n’apporte rien à la licence (enfin, si, y’a plein de trucs, même, mais … mouairf quoi …). Je ne dirais pas que c’est dispensable, car j’ai vraiment pris plaisir à la regarder, mais j’avoue que je ne comprends toujours pas l’intérêt d’une nouvelle saison.

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