Hotaru no mori e [movie]

J'ai l'impression que cette fiche m'a un peu échappé, ça ressemble plus à un devoir à rendre (genre fiche de lecture) qu'à une de mes critiques habituelles. J'espère que vous ne détesterez pas pour autant >_<. Comme beaucoup d'image faisant un cross over entre Hotaru no mori e etNatsume Yuujinchou sont sorties, j'ai décidé que la galerie allait enfin servir à quelque chose (catégorie Shojo).

Titre: Hotaru no mori e
Mangaka: Yuki Midorikawa
Éditeur : Hana to yume comics
Éditeur VF: /
Nombre de tomes : 1 tome (terminée)
Adaptation TV : Un film de 45 minutes

Titre : Hotaru no mori e
Année de production : 2011
Studio : Brains base
Réalisateur : Takahiro Omori
Musique : Makoto Yoshimori
D'après une œuvre de Yuki Midorikawa

Le manga a été traduit par la team Division XIII.

Résumé : Un jour qu’elle s’était perdue dans la forêt, la petite Hotaru mais la connaissance de Gin, un garçon qui vit dans la forêt et qui ne peut toucher les humains sous peine de disparaitre. Malgré ce handicap, ils commencent à se voir chaque jour jusqu’à ce que la jeune fille rentre chez elle. Dès lors, tous les deux attendent chaque année le retour de l’été pour se revoir, tout en sachant que ça ne durera pas toujours.

Avis : J’avais déjà fait une critique sur le manga mais j’avais essayé de ne pas trop m’attarder sur le chapitre qui avait donné son nom à l’ouvrage. Je vais donc ici plus approfondir l’histoire de ce manga qui m’avait le plus touché, à m’en faire tirer des larmes, comme ce fut de nouveau le cas avec le magnifique film qui en a été adapté.

Tout d’abord, parlons donc du manga qui a été bien respecté dans ce petit film (oav ?). On retrouve les grands passages du manga et même si des éléments ont été rajouté (l’écharpe donné à Gin ou ceux qui nous montrent combien Hotaru pense à son ami en hivers), ils sont en fait un plus dans l’histoire (oui, je suis de ceux qui aiment bien qu’on colle à l’histoire mais qui ne cri pas au massacre quand ce n’est pas fait à 100%. Il existe un juste milieu, nah mais oh). La musique est fantastique, comme pour Natsume Yuujinchou, et ajoute de la profondeur aux passages qui en mérite. Le passage de manga à anime a été brillamment exécuté et c’est avec joie qu’on voit les personnages qui nous ont fait rêver sur le papier s’animer pour nous.

Mais trêve de commentaire technique, j’ai l’impression d’écrire pour un magasine. J’en avais déjà un peu parlé dans la fiche que j’avais fait sur le manga, précisant que c’était l’histoire que j’avais le plus apprécié parce que les yôkai me rappelaient Natsume Yuujinchou. Je ne sais pas si je l’avais déjà dit mais j’adore les yôkai. S’ils peuvent être effrayant, ils font parti de ce folklore qui fait du Japon un pays si particulier. Je sais qu’on s’y intéresse de moins en moins mais, pour moi, ils sont une partie intégrante de ce Japon que j’aime et je les adore vraiment. C’est stupide mais c’est comme ça.

Pour le reste, l’histoire est vraiment fantastique et terriblement touchante. On voit les années passées et les sentiments des deux personnages principaux changer avec elles. D’une amitié douce, on passe à un amour pur qui ne pourra jamais s’exprimer par des gestes, mais qu’il est également difficile d’exprimer avec des mots, les deux individus n’appartenant pas aux mêmes mondes. Ils désireraient tous les deux pouvoir passer leur vie ensemble mais, quelque part, ils savent que le temps ne le leur permettra pas. L’une vit comme tous les humains alors que l’autre a une croissance ralentie et il arrivera forcément un moment où Hotaru sera plus vieille que Gin …

Cette histoire d’amour est touchante, en particulier parce qu’ils ne peuvent pas se toucher. Ils ne peuvent pas se tenir la main ou s’enlacer comme ils pourraient en avoir envie. Alors tout passe par des détails, des expressions. Sans jamais se dire réellement « je t’aime » (hormis à la fin, mais je n’arrive pas à savoir s’il s’agit réellement de Gin ou si ce sont ses sentiments qui atteignent Hotaru), ils réussissent à faire passer leurs sentiments de manière subjective. Au final, leur relation se rapprochait grandement de celle que l’on peut tous vivre, sauf qu’ils ne pouvaient pas se toucher et devaient donc se concentrer sur les paroles, que l’on voit progressé entre l’enfance de Hotaru (« on dirait un rendez-vous » « quel rendez-vous insipide ») et son adolescence (« on dirait un rendez-vous » « c’est un rendez-vous »).

Si on pourrait passer des heures à parler des sentiments d’Hotaru, j’ai particulièrement été touché par la progression de ceux de Gin qui, au début, évitait tout contact avec la petite Hotaru avait d’en arriver à espérer qu’elle se laisse submerger par ses sentiments et lui saute dessus. On comprend qu’il doit être particulièrement difficile pour lui de ne pouvoir toucher que les yôkai et ça fait vraiment mal au cœur de l’imaginer seul pendant une grande partie de l’année.

J’ai l’impression d’avoir fait un commentaire littéraire au lieu d’une critique d’anime, c’est assez vexant. Je ne savais pas comment parler de ce manga sans évoquer tout cela et j’avais le sentiment que, autrement, je ne rendais pas justice à l’œuvre de Midorikawa sensei. Il s’agit ici d’un manga fantastique, empli de doux sentiments et d’un amour pur comme on aimerait en vivre de temps en temps (ou alors c’est juste moi). Un dix sur dix pour ce manga et son adaptation en film.

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