Shoujo-tachi wa kouya wo mezasu

Titre : Shoujo-tachi wa kouya wo mezasu
Réalisateur : Takuya Satou
Scénariste : Yuniko Ayana
Studio : Project No.9
Année de production : 2016
Format : 12 épisodes de 25 minutes.
Il s'agit de l'adaptation d'un visual novel développé par Minato Soft. Shoujo-tachi a également été adapté en manga (en cours). Un est également sorti en mars 2016.
En France, l'anime est licencié par ADN.

Résumé : Buntarou n’a aucune idée de ce qu’il pourrait faire dans la vie. Il a beau participer un peu au club de théâtre et avoir un petit boulot après le lycée, il n’a aucun rêve et ne s’implique vraiment dans rien. Un jour pourtant, l’une de ses camarades de classe, Sayuki, lui propose de prendre part à un énorme projet : réaliser eux-mêmes leur propre jeu vidéo de drague. Même s’il n’y connait pas grand-chose, Sayuki est persuadée qu’il est le scénariste qu’il lui faut. Peut-être est-ce enfin l’occasion pour Buntarou de s’impliquer dans quelque chose …

Avis : Même si Shoujo-tachi ne sera pas l’anime le plus marquant de cet hiver, il n’en a pas moins été un agréable moment à passer chaque semaine. Même s’il ne s’agit que d’une bande d’amateur, il nous plonge dans le monde merveilleux de la création du jeu vidéo, avec tous ces moments formidables (sortie de la démo, bouclage des derniers détails …) ou non (nuit-blanche pour terminer, panne d’inspiration, désaccord de l’équipe …). On se prend à sauter de joie en même temps que les personnages à chaque bonne nouvelle et à nous inquiéter avec eux lorsque les choses se passent mal. Et surtout, il nous rappel à quel point le marché japonais laisse la place aux amateurs sur les étalages. À condition de savoir où chercher, il est assez simple de trouver des mangas ou des jeux vidéo de noms encore inconnus et je trouve ça absolument passionnant, ce système permettant une grande liberté et des projets, bien que parfois moins abouti, sortant un peu de l’ordinaire car n’ayant pas à rentrer dans les cases de l’éditeur (de nombreux mangakas publiés continuent d’ailleurs à dessiner des Doujinshi car cela leur permet une plus grande librté).

Avant d’être un cours d’économie sur comment se lancer dans la création de jeux vidéo, Shoujo-tachi reste néanmoins une comédie et même si leur projet un peu fou est omniprésent, les amateurs du genre seront ravis d’apprendre que ce titre n’est pas usurpé. Malgré certains épisodes plus sérieux, on rigole très souvent et les « codes » habituels du genre sont bien présents. On a donc bien sûr droit au traditionnel épisode de la plage (qui était fort déprimant au mois de février d’ailleurs …), la naissance de sentiment (j’ai d’ailleurs trouvé ça dommage que ça ne soit plus creusé, on a l’impression que c’est une idée qui a été lancé entre la poire et le fromage puis plus ou moins oublié.) et même des soubrettes !

Mais nous savons tous que dans les animes un peu tranche de vie dans le genre, le plus important, souvent même avant le scénario, reste les personnages, alors attardons-nous dessus. Sans allé jusqu’à dire que c’est un sans-faute, nous avons le droit à des personnages attachants et nous faisant rire. Certains (dont moi) pourront regretter le côté très conventionnel des personnages, il n’y a en effet guère d’originalité (à part peut-être le fait que la petit Yuki a l’air si adorable rêve de dessiner du hentai …) mais cela est presque justifié dans l’un des épisodes où Sayuki dit qu’il n’est pas mauvais de se reposer sur des valeurs sûres, comme si cette critique avait été anticipée. Je reste néanmoins un peu déçu, notamment pour le personnage de Sayuki qui m’a semblé être presque beaucoup trop proche de Yukinon (OreGairu) ou de Buntarou, qui est vraiment sans surprise.

« Sans surprise », c’est un terme qui pourrait résumer l’anime de manière générale en fait. Certes, je me suis énormément amusé au court de ces douze épisodes, mais je n’ai jamais vraiment été surpris, tout était, finalement, assez convenu, un peu comme leur jeu vidéo en fait. Je pense qu’il y aurait pu y avoir tellement de chose possible avec un thème pareil que, quelque part, je suis un peu déçu. Lorsque j’ai lu le résumé, je ne m’attendais évidemment pas à un anime du genre de Giga Tokyo toybox mais j’imaginais néanmoins quelque chose d’un peu moins lisse.

Et je tiens également à dire que l’ex-étudiant en droit que je suis à hurlé lors de l’épisode 10 /!\SPOILER/!\ lorsque la fille de l’autre agence menace de porter plainte pour un simple verre d’eau mais promet à Bunta que s’ils perdent leur pari, elle en fera son esclave et le forcera à abandonner l’école. Je sais que ça n’est qu’un anime et qu’ils ne sont que lycéens, mais qu’aucun d’entre eux ne réagissent m’a particulièrement agacé. Tout comme le fait qu’il panique tous pour le futur de Bunta. Les mecs, son truc, c’est totalement illégal hein. Vous pouvez protester … /!\SPOILER END/!\ Oui, ça n’avait rien à voir avec l’anime en lui-même, mais ça m’a profondément tapé sur les nerfs alors j’avais besoin de le dire.

Tout ceci mis à part, je sais que ce sont des adolescents et que, par conséquent, ils réagissent parfois de manière un peu extrême mais j’ai été particulièrement agacé, parfois, par le côté très « tout ou rien » des personnages. On a l’impression que le moindre point de détail doit être soumis à des hurlements et un boudage en règle et, à la longue, c’est épuisant. Il y a notamment /!\SPOILER/!\ lorsqu’ils apprennent que Kuroda fait ça pour rembourser les dettes de son frère et qu’ils lui crachent presque à la figure. Oui elle a menti et oui ce n’est pas beau. Néanmoins, avant de hurler, est-ce qu’ils se sont mis trente secondes à sa place ? On parle d’une lycéenne, qui tient visiblement son frère en haute estime et qui le voit, un jour, endetté. Évidemment qu’elle veut l’aider, mais évidemment aussi qu’elle n’a pas forcément le courage d’expliquer la véritable raison. Il y a aussi lorsque Bunta doit écrire son scénario et qu’il se fait enfermer par Kuroda. Je ne suis pas sûr mais, de l’impression que j’ai eue, il reste quarante-huit heures à bosser, soixante-quatre à tout casser. Pourtant, à sa réaction et à celle des autres personnages, on dirait qu’il est enfermé à perpétuité. Surtout qu’après tout, il avait plusieurs fois été prévenu des délais et n’en faisait pas grand cas, j’ai donc trouvé que fuir ses responsabilités en faisant de Kuroda la méchante était vraiment immature de sa part … /!\SPOILER END/!\ Ce ne sont que des petits détails mais c’est vrai que ça m’a parfois donné envie de frapper la petite tête des personnages. Mais bon, encore une fois, tout cela est relativement normal, il s’agit de lycéen confronté à un monde dur et compétitif …

J’ai l’impression d’avoir aligné les défauts alors qu’au fond, j’ai vraiment aimé Shōjo-tachi. Ce ne sera certainement pas un anime qui restera gravé dans l’histoire de la japanimation, mais ça a été une dose de bonne humeur semaine après semaine et j’ai, mine de rien, appris deux ou trois trucs sur la conception des jeux vidéo. Au final, j’ai beaucoup rigolé en le regardant et je ne lui demandais rien de plus.

Verdict, donc, un bon anime, principalement pour les amateurs de slice of life. Les amateurs de shōnen bien musclé et de shōjo bien romantique risquent cependant d’être déçus.


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