Rewrite

Titre : Rewrite
Réalisateur : Motoki Tanaka
Studio : 8bit
Année de production : 2016
Format : 13 épisodes de 25 minutes environ
En France, l’anime est diffusé par Wakanim.
Il s’agit d’une adaptation du Visual Novel du même nom (inédit en France).

Résumé : Kotarō Tennōji est un jeune lycéen ayant depuis toujours la capacité de réécrire ses capacités et résistances physiques, lui permettant de devenir plus fort ou plus rapide. Malgré cela, il vit comme n’importe quel adolescent frivole jusqu’au jour où il se persuade qu’un vampire vient le visiter chaque soir. Il décide donc de prendre contact avec le club d’occultisme de l’école, et les évènements surnaturels s’accumulent …

Avis : Je suis un grand fan de Key. Par conséquent, lorsque j’ai appris que Rewrite allait être adapté en anime, j’ai sauté de joie. Pour moi, ça allait forcément être l’anime de l’été. C’est probablement en grande partie pour ça que j’ai été déçu que ça ne soit pas à la hauteur de mes attentes.

Je vais tout d’abord parler un peu du premier épisode. Ce premier épisode m’a vraiment mis dans l’ambiance, il présente les personnages importants et nous montre que, même si ça ressemble à du slice of lice classique au premier abord, le surnaturel va avoir une part très importante dans l’histoire. Néanmoins, je l’ai trouvé vraiment très long. En soit, il est intéressant et le temps passe assez vite, mais il dur malgré tout presque une heure et lorsque l’on regarde ça en rentrant du travail, comme c’est mon cas, il est assez difficile de rester concentrer jusqu’au bout, alors qu’il nous explose toute la situation, et est en cela indispensable. J’ai regretté que certaines coupes ne soient pas faites, au risque d’avoir quelques facilités, mais je suppose que c’était surtout dû à mon état de grosse fatigue lorsque je l’ai regardé. Il faut dire que, pas de chance pour lui, Rewrite sortait les Samedis, mon jour le plus épuisant.

Dans l’ensemble, j’ai beaucoup aimé Rewrite. Je ne le trouve pas au niveau d’un Kanon ou d’un Clannad (mais de ce qu’il me semble, ces deux-là avaient plus de temps, pour une histoire plus courte dans le cas de Kanon), mais il est malgré tout très agréable à regarder, avec ses personnages réellement touchants, que l’on n’a pas envie d’abandonner. Néanmoins, j’ai eu l’impression (renforcée à la lecture de certains commentaires), qu’on ne pouvait pas pleinement l’apprécier si on n’avait pas joué au jeu avant, ce que je trouve très dommage. Dans le cas de Danganronpa 3, on savait en commençant qu’il s’agissait d’un complément aux jeux et que ne pas avoir joué risquait de nous handicaper. J’ai pris ce risque en connaissance de cause. En revanche, Rewrite était présenté comme une adaptation pour tout public, et pas uniquement comme un produit compréhensible uniquement par les joueurs. Sur le principe, ça ne me dérange pas que l’anime ne soit entièrement compréhensible que si on a joué, c’est de ne pas le savoir lorsque je commence qui m’a agacé et que j’ai trouvé dommage.

La première moitié de l’anime est divisée en petite « vignette » sur la vie du club d’occultisme et ses différentes missions. Ce format, qui se concentre sur les personnages tour à tour m’a un peu rappelé le format de Kanon qui m’avait tant plu. Évidemment, il semble très clair que quelque chose de beaucoup plus gros se prépare mais on comprend que ces petits épisodes plus tranquilles sont importants pour poser les bases de l’histoire et faire connaissance avec les personnages, et plus particulièrement Shizuru et Lucia. Ils permettent également de comprendre les pouvoirs du personnage principal et, il me semble, pourquoi il ne les utilise pas plus.

La deuxième partie, lorsque l’on change de générique, est beaucoup plus sombre et même si l’humour est toujours présent, on comprend que quelque chose de grave est en train de se jouer  et que les beaux jours du club d’occultisme sont derrière lui. Cela commence évidemment avec /!\SPOILER/!\ la disparition d’Inoue qui aboutit à la fermeture du club /!\SPOILER END/!\ mais c’est avant tout /!\SPOILER/!\ le premier affrontement entre Gaia et Guardian /!\SPOILER END/!\ qui marque la fin de la belle époque. Cette révélation, on a beau s’y attendre (pour ma part en tout cas, et je ne pense pas avoir été le seul), elle est assez difficile à accepter, et on se sent rapidement comme Kotarō, un peu dépassé par la situation, alors que son univers s’écroulent devant lui.

Je vais difficilement pouvoir entrer plus dans les détails sur l’anime en lui-même sans spoiler, la première partie étant surtout un prologue à l’histoire qui commence réellement vers l’épisode 5, je vais donc me pencher un peu sur les personnages avant de conclure.

Comme toujours avec Key, les personnages sont extrêmement attachants. Je ne me souviens pas d’un personnage créé par Key qui ne m’ait pas marché, et ceux de Rewrite ne font pas exception. Comme bien souvent, évidemment, quelques mouchoirs sont à prévoir si vous décidez de vous lancer dans le visionnage de Rewrite, et cela assez rapidement puisque les larmes seront au rendez-vous dès les épisodes centrés sur Shizuru. Shizuru qui a d’ailleurs été le personnage que j’ai le plus apprécié, de par son caractère à la fois posée et joviale, voir presque enfantin par moment. Le seul reproche que j’aurais à faire à ce personnage, c’est /!\SPOILER/!\ sa tenue en tant que Guardian. Sérieux, on en parle ?! Tout le monde est habillé correctement, alors pourquoi est-ce que la plus jeune est en culotte ?! /!\SPOILER END/!\.

Un autre personnage que j’ai trouvé très intéressant, mais d’une tout autre manière, c’est Akane. Dès sa première apparition, j’ai eu l’impression qu’elle aurait, tout au long de l’histoire, un rôle un peu étrange et pas très clair. /!\SPOILER/!\ Cela s’explique assez rapidement lorsque l’on découvre quel est son rôle au sein de Gaia. Finalement, il me semble qu’elle-même ne sait pas trop où se positionner pendant la majeure partie. /!\SPOILER END/!\ Aussi étrange que cela puisse paraitre, j’ai aussi commencé à avoir beaucoup d’affection pour le personnage de Midō (le fou furieux blond à la cape rouge) vers la fin, et plus précisément à partir du moment où l’on découvre son passé et ses motivations.

Mais je discute de tous les personnages et j’en oublie le principal … Kentarō n’est pas le personnage qui m’a le plus marqué. J’ai trouvé que c’était un héros courageux, prêt à tout risquer pour protéger ses amis et son quotidien avec eux, et en cela il est intéressant … mais en même temps terriblement proche de tous les héros traditionnels de shōnen, et donc pas forcément intéressant. J’ai bien aimé l’idée que son pouvoir puisse lui permettre de faire beaucoup de choses impressionnantes mais qu’il essaye de l’utiliser le moins possible pour conserver son humanité (bon, et surtout sa petite vie tranquille en fait). À part ça, j’avoue que je suis vraiment blasé des personnages principaux qu’on fait passer pour de gros pervers, et donc son côté « je veux pouvoir toucher tes seins » ou les multiples « cochons » quand il faisait des choses sans arrière-pensée, m’ont (gentiment) déprimé.

Verdict, même s’il met peut-être un peu de temps à démarrer, Rewrite est un bon anime, à ceci près qu’il prend quelques raccourcis par rapport au VN qui peuvent le rendre difficilement abordable si on n’a pas joué aux gens. Je dirais également qu’il s’agit d’une adaptation très … bof. Ouais, j’utilise les termes scientifiques.

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