Poco's Udon World

Titre : Poco’s Udon World
Réalisateur : Yoshihide Ibata
Scénariste : Natsuko Takahashi
Studio : Liden Films
Année de production : 2016
Format : 12 épisodes de 20 minutes environ.
Il s’agit d’une adaptation du manga éponyme de Nodoka Shinomaru, inédit en France.
En France, l’anime est diffusé par ADN.

Résumé : Sôta Tawara est web designer à Tokyo. À la mort de son père, qui tenait un restaurant d’Udon à Kagawa, il se retrouve retourne dans sa ville natale pour aider sa sœur avec les démarches. En rangeant du côté du restaurant, il tombe sur un petit garçon en train de dormir dans une des marmites. Alors qu’il cherche les parents de cet enfant, il découvre son secret et décide de s’occuper de lui.

Avis : Que dire pour commencer à parler de Poco ? Il s’agit probablement de mon plus gros coup de cœur de la saison, sans doute même avant Natsume, qui met pourtant la barre très haute. Avec Poco, les Japonais semble dire aux personnes qui m’expliquent parfois leurs griefs contre les mangas (« Mais les mangas, c’est plein de violence et de sexe, non ? Au fond, c’est assez malsain, non ? ») qu’un manga n’a besoin ni de violence, ni de sexe, pour exister, pas plus que pour plaire. En effet, bien que sortant de ce que l’on voit habituellement par chez nous, la douceur et la poésie de Poco ont largement réussi à séduire le public français, une nouvelle qui m’a fait grandement plaisir et qui motivera peut-être les éditeurs à sortir plus de mangas dans le genre (même si ça commence à se faire pas mal, on a notamment Barakamon depuis quelques années.).

Je disais tout à l’heure que Poco avait peut-être même surpassé Natsume en terme de plaisir pour la saison, mais il faut dire que les deux séries ont quelques points en commun. Tout d’abord, même si c’est moins présent que qu’avec Natsume et son carnet d’amis, il y a de la magie également dans Poco. Déjà à travers le personnage de Poco, qui est un tanuki (je ne spoile pas vraiment, on le comprend dès le générique). Ensuite, il y a dans les deux la même poésie et la même douceur. Pour rendre l’histoire intéressante, leur auteur respectif n’a pas besoin de faire appel à des péripéties incroyables et même si la magie est omniprésente, elle semble naturelle. Enfin, dans chacune des séries, la rencontre du personnage principal avec le « surnaturel » (dans la mesure où je crois réellement à l’existence des yōkai, ça me semble stupide d’utiliser ce terme mais bon …) va lui permettre de revenir sur sa vie et de grandir. En fait, je ne sais pas si Poco a vraiment surpassé Natsume, mais il est vrai que le facteur « adorable » a beaucoup pesé dans la balance.

J’ai, en effet, tendance à dire que je ne supporte pas les enfants. Ce n’est pas tout à fait vrai, je voudrais simplement qu’ils soient moins bruyants et agités. Les enfants de Poco, par exemple, m’ont tous paru vraiment adorables. Que ce soit Poco ou même la petite Nozomi, ils sont parfois dissipés mais, au fond, on ne peut que leur pardonner leurs bêtises lorsqu’ils nous regardent avec leurs grands yeux. Il m’est même arrivé à certains moments de l’anime, de me dire que j’aimerais bien avoir un enfant comme ça plus tard. Ils étaient touchants, même à travers leurs bêtises. J’ai notamment trouvé très réaliste le passage où Sōta demande à sa « copine maman » comment elle fait pour gronder Nozomi. Une autre des scènes que j’ai trouvées magnifique a été celle des retrouvailles entre Sōta et Poco lorsque ce dernier s’est égaré sur l’île de Shōdoshima et que Sōta se fâche pour la première fois contre Poco, montrant ainsi toute l’inquiétude qu’il a ressentie et agissant comme un véritable père.

En commençant Poco, j’étais persuadé que Sōta finirait par reprendre le magasin d’Udon. Qu’il découvrirait ce que son père avait essayé de lui faire passer et qu’il reprendrait le flambeau. /!\SPOILER/!\ J’ai rarement été aussi content de m’être trompé. Certes, la reprise du magasin aurait sans doute fait une très belle fin, mais celle que l’on a eu-là était encore plus magnifique. Sōta continue le travail qui le faisait tant rêvé mais comprend également que son père ne lui en a en fait jamais voulu et a toujours compris son choix. On découvre également que, contrairement à ce qu’il pouvait dire jusqu’à présent, Sōta admirait son père et que c’était grâce à lui qu’il s’était lancé dans le métier de web designer, décidé à rendre les gens heureux comme le faisait son père. Au final, comme souvent en famille, tout cela n’était qu’une incompréhension et des non-dits, heureusement résolu grâce à Poco. À la fin, Sōta est, quelque part, libéré de ce qui le ralentissait. /!\SPOILER END/!\

Il y aurait tellement de chose à dire sur Poco’s Udon World. Expliquer qu’il s’agit aussi d’une ode à la différence (épisode 9, où Hiroshi dit qu’il aimerait quand même Poco s’il avait des oreilles et une queue), à l’amitié (avec Nakajima, qui grogne toujours un peu pour un forme, mais qui est toujours là pour son ami), à la famille (tout du long, mais plus encore dans l’épisode 10) … mais surtout, je pense que l’on peut dire que Poco est une ode à Kagawa. Après ces douze épisodes à voyager, il est difficile de ne pas se prendre d’affection pour cette ville et ses paysages. Peut-être même pour ses habitants, même si on ne les connait absolument pas. Mais en dire plus, ce serait finalement, peut-être, en dire trop, et je me contenterais simplement de finir en disant : foncez, vous ne le regretterez pas.

PS : Ah, oui, les petits épisodes de GaoGao chan à la fin sont supers aussi au fait. Dont restez après le générique, c’est important ! En plus, le générique de fin est magnifique.

Ajouter un commentaire

Vous utilisez un logiciel de type AdBlock, qui bloque le service de captchas publicitaires utilisé sur ce site. Pour pouvoir envoyer votre message, désactivez Adblock.

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site