Mobile Suit Gundam : Iron-Blooded Orphans

Titre : Mobile Suit Gundam : Iron-Blooded Orphans
Réalisateur : Tatsuyuki Nagai
Scénariste : Mari Okuda
Sudio : Sunrise
Année de production : 2015
Format : 25 épisodes de 25 minutes.
Une seconde saison est déjà prévu pour l’automne 2016.
En France, l’anime est disponible sur Wakanim et Crunchyroll.
Une adaptation manga est en cours (inédit en France).

Résumé : 300 ans après un violent conflit entre la Terre et la colonie de Mars, « La Guerre des Calamités », les habitants de Mars et de la plupart des colonies environnantes sont considérés comme des sous-hommes, au pire, ou de la main d’œuvre pas cher, au mieux.
Au milieu des conflits, Kudelia Eina Bernstein, représentante du mouvement d’indépendance de Mars, se met en route pour la terre pour discuter de la volonté d’indépendance de Mars. Sa vie étant menacée, elle est mise sous la protection du CGS, une compagnie privée employant notamment des enfants et dans laquelle travaille notamment Orga. Lorsque les forces de Gjallahorn, la force de maintien de la paix terrienne, attaquent le CGS pour tuer Kudelia, Orga saisi l’occasion de renverser les chefs du CGS pour en prendre la tête. Commence alors pour le groupe un long chemin vers la terre.

Avis : J’ai remarqué que je trouve systématiquement les séries Gundam difficiles à résumer. Pourtant, j’ai toujours une idée très précise de ce qui s’y passe mais lorsqu’il s’agit de mettre des mots, ça se brouille et mes résumés ne ressemblent jamais à rien. Alors ne vous focalisez pas sur mon résumé et n’hésitez pas à foncer si vous êtes amateurs de lutte des classes avec des gros robots comme principal argument.

L’année dernière, Sunrise avait sorti G no reconguista qui n’avait, visiblement, pas su convaincre les troupes. Il était pourtant bien sympathique mais sortait, peut-être, un peu trop de ce à quoi nous avions été habitués avec les précédents Gundam. Iron-Blooded Orphans (on va dire IBO à partir de maintenant) retourne donc vers les formules qui ont donc déjà fait leur preuve et est ainsi plus proche de ses prédécesseurs. Une décision qui semble, pour changer, avoir divisé l’opinion puisque j’ai dû voir autant de commentaires enthousiastes que de spectateurs regrettant le manque de prise de risque. En tant que fanboy de Gundam, j’avoue énormément apprécier IBO, même si je reconnais qu’on est loin des enjeux de Reconguista. Après, comme je le dis souvent lorsque mes proches se lancent dans un long monologue, je regarde avant tous les animes pour me détendre, j’avoue ne pas vraiment mettre en balance les nouveaux procédés graphiques du marché ou les enjeux socio-politiques japonais lorsque je fais mes petits critiques. J’en suis profondément désolé si vous attendiez ça.

Ainsi donc, comme je l’ai dit, j’ai plutôt bien accroché à IBO. Certes, la série n’invente rien et n’innove pas vraiment, mais elle reste fort agréable à regarder. Les personnages sont, dans l’ensemble, plutôt charismatiques et on renoue avec l’une des idées de Gundam 00, les enfants soldats. Ils n’étaient que rapidement évoqué lors des scènes sur le passé de Setsuna dans Gundam 00, ils sont ici le point d’orgue de IBO. Si les plus jeunes membres de Tekkadan ont pour tâche principal l’approvisionnement et la mécanique, ils n’en sont pas moins utilisés comme de la chair à canon par le CGS, et continue de risquer leur vie sous le commandement Orga. Le personnage de Mikazuki est d’ailleurs assez proche du Setsuna des premiers épisodes, assez froid et sans réel émotion, suivant les ordres sans avoir l’air d’avoir une opinion à leur sujet. Cette problématique des enfants soldats est d’ailleurs particulièrement mise en valeur vers la fin de cette première saison, où Merribit tente de faire prendre conscience à Orga qu’il n’a sous ses ordres que des gamins. J’espère vraiment que cet aspect sera mis en valeur lors de la seconde saison, elle mérite vraiment d’être approfondie.

Je ne m’étendrais pas sur le côté lutte des classes de l’anime, il y aurait beaucoup trop d’aspect à prendre en compte et je ne pense pas être habilité à le faire. En revanche, j’ai parfois trouvé que le côté manipulateur de Gjallahorn était poussé à l’extrême. De manière générale, je n’ai pas vraiment compris pourquoi ils tenaient tant à assassiner Kudelia. Même si elle se bat pour l’indépendance de Mars et que ses paroles commencent à toucher des gens, au début, il ne s’agit que d’une gamine pourrie gâtée. Elle est peut-être l’étendard d’une cause, mais qui est loin d’être gagné et la tuer ne ferait probablement, au contraire, que donner plus de poids à ses propos. De plus, il me semblait qu’à l’origine, on insistait bien pour que sa mort passe pour un accident. Par la suite, pourtant, cela n’a plus l’air très important et c’est tout juste qui Gjallahorn n’appel par la télévision chaque fois qu’ils sont sur le point de lui tirer une balle. Vous voulez à ce point soutenir ses actions les mecs ? Parce qu’un meurtre retransmis dans la galaxie, c’est plus ou moins ce que ça risque de faire.

Un autre point noir au tableau, et d’après les quelques commentaires que je lisais en bas des vidéos chaque semaine, cet avis est partagé, c’est que les Tekkadan s’en sortent toujours trop bien, malgré leur peu d’expérience dans d’aussi gros conflits. Certes, ils faisaient partie d’un complexe militaire, mais ils étaient la chair à canon, ils n’ont jamais eu de formation ni rien. Évidemment, la majorité des situations catastrophes sont désamorcés grâce aux stratégies de Biscuit ou à l’aide de leurs alliés mais, dans cette première saison, j’ai trouvé qu’ils s’en étaient un peu trop bien tirés et qu’ils prenaient parfois un peu trop la grosse tête, comme s’ils ne réalisaient pas dans quelle situation dangereuse il se trouvait.

/!\SPOILER/!\ Après que Takaki ait été salement blessé, j’ai cru qu’il serait un peu moins sûr d’eux mais ça n’est pas arrivé alors, par la suite, j’ai vraiment pensé que la mort de Biscuit changerait quelque chose à leur côté tête brulé mais cette prise de conscience des risques n’a qu’exacerbé leur comportement suicidaire, d’autant plus que celui qui était là pour les freiner n’est plus. Quelque part, c’est assez logique. À partir de ce moment, même les plus jeunes prennent conscience qu’ils n’ont plus d’endroit où retourner et qu’ils risquent leur vie. Il y a également l’avant-dernier épisode, qui est une véritable hécatombe pour les Tekkadan. Certes, ce sont principalement des personnages qu’on connaissait peu (même si j’ai beaucoup pleuré lorsque j’ai cru que Lafter et Azee, que j’adorais, étaient morte) mais on nous montre que Tekkadan n’est pas immortel. Même si l’épisode 25 vient légèrement contrebalancer cela, les personnages que l’on connaissait et qu’on avait cru mort n’étant finalement que blessé. J’ai d’ailleurs été un peu déçu de ce détail, même si j’aimais énormément ces personnages et que leur « mort » m’avait attristé. /!\SPOILER END/!\

Il y a énormément à dire également sur les personnages, mais au lieu de ça, je voudrais plutôt parler de la progression du personnage de Kudelia. Au début, je ne pouvais pas la supporter. Comme la plupart des membres de Tekkadan, je la voyais comme une enfant gâtée se prenant pour une révolutionnaire et elle m’agaçait car je sentais bien qu’elle ne comprenait pas vraiment ce pour quoi elle disait se battre. Sans compter qu’elle a souvent des réactions justes stupides qui mettent tout le monde en danger. Mais Kudelia est certainement le personnage qui a la meilleure progression et j’en suis arrivé à véritablement l’aimer. À partir /!\SPOILER/!\ de la mort Fumitan, /!\SPOILER END/!\ elle gagne en maturité et devient un personnage intéressants. Elle prend conscience de ce qu’elle a mis en marche, mais également de ce qu’elle désire vraiment défendre et protéger. Et surtout, elle semble enfin assumer que ses actes ont des conséquences. J’ai notamment beaucoup aimé le moment où, pour la seconde fois, elle tend la main vers Mikazuki et qu’il lui répond, comme la première fois, qu’il a les mains sales /!\SPOILER/!\ et qu’elle répond qu’elle aussi a les mains salies, pleines du sang des gens qui sont morts pour elle. /!\SPOILER END/!\ Même si j’ai trouvé sa tirade un peu pompeuse et pas forcément nécessaire. Le début suffisait à comprendre l’idée.

Sinon, comme d’habitude dans Gundam, les combats de Mobile Suits sont très bien fait et toujours impressionnant. Un détail que je n’avais pas remarqué au début mais qui m’a sauté aux yeux lorsque je l’ai lu sur Gundam-France, c’est que, dans IBO, les Mobile suits n’ont pas de système de Beam, ces rayons si souvent utilisés dans l’univers. Les personnages ont beau être dans des machines géantes, ils se battent à l’arme blanche ou à l’arme à feu et, quelque part, ça donne un certain dynamisme aux affrontements, qui se font principalement au corps à corps. J’ai fait très attention à ce détail après l’avoir appris et j’ai trouvé, en effet, que c’était une excellente idée.

Verdict, IBO n’est certes pas la meilleure série de la franchise Gundam et elle n’invente pas grand-chose, mais elle n’en est pas moins excellente et plaira à tous les fans de combat spatiaux.

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