Minami-ke

Titre : Minami-ke
Réalisateurs : Masahiko Ohta
Studio d’animation : Daume
Chaine de diffusion : Tokyo TV
Nombre d’épisodes : 13 épisodes de 25 minutes
Adapté du manga Minami-ke de Coharu Sakuraba.
Il existe trois autres saisons : Okawari, okaeri et tadaima, ainsi que deux séries d’OAV Betsubara et Omatase.

 

Résumé : Dans la maison Minami vivent trois sœurs : Haruka, Kana et Chiaki. Pourtant, si elles sont de la même famille, ça ne les empêche pas d’avoir toutes des caractères bien différents qui promettent des situations toujours plus passionnantes.

Avis : J’aime énormément les animes tranche de vie que je trouve doux et relaxant. On peut généralement abandonner son cerveau et les regarder tranquillement. Minami-ke n’échappe pas à la règle et ne se prend vraiment pas au sérieux.

Avec les trois sœurs Minami, on rigole du début à la fin. Généralement, lorsqu’un anime tranche de vie ne reste pas sur un moment précis pendant tout l’épisode, cela devient rapidement difficile à suivre et le format de vingt minutes est alors déconseillé. C’est comme cela que j’ai complètement décroché de Lucky star ou je ne comprenais plus le lien entre les différentes situations et où, finalement, j’étais incapable de regarder plusieurs épisodes d’affilé. Etrangement, ce problème ne s’est absolument pas posé ici, même si j’ai vraiment eu peur au début. Les situations coulent toutes seules et même si on fait un bon de plusieurs jours d’un coup, ça n’est pas véritablement dérangeant car il y a souvent un lien qui évite les confusions.

Les personnages y sont aussi pour beaucoup. Lorsqu’on des frères et sœurs, il est difficile de ne pas s’identifier aux trois sœurs Minami qui illustrent des situations bien habituelles dans les familles nombreuses, que ce soit les disputes ou les moments où on se sent brusquement proche. Je crois qu’on a tous un petit côté de chacune des sœurs et c’est aussi pourquoi que je n’ai pas pu m’empêcher d’accrocher. S’occuper de la nourriture, trouver des prétextes à deux balles pour ne pas être celui qui ira faire les courses, se disputer pour des broutilles et embêter le plus petit, juste par pur fun, ça fait parti de mon quotidien et c’était vraiment doux de le voir de cette façon. Au passage, alors que je suis étudiant et qu’il m’arrive de songer à quitter la maison, ça m’a aussi rappelait pourquoi j’aimais tellement être chez moi.

J’ai aussi beaucoup aimé les personnages de Touma et Makoto avec leur ambigüité sexuelle. Si je me suis pas mal attaché à Touma pour des raisons personnelles, j’ai eu un vrai coup de cœur pour le personnage de Makoto (et, non, ce n’est pas uniquement pour son prénom !) Je le trouve hilarant et touchant dans son « histoire d’amour » avec Haruka. C’est probablement l’un des personnages qui m’a le plus fait hurlé de rire, parce qu’il est d’une débilité profonde et que j’adore le voir se transformer en fille petit à petit, tout en continuant d’affirmer qu’il est un homme. Je crois que la scène dans la boutique de vêtement est vraiment dans mon top dix des meilleurs moments tellement j’étais plié de le voir essayer de s’acheter des robes.

J’ai également apprécié l’idée d’avoir des détails récurrents, que ce soit le festival de pagne qui amène toujours à débat comme si c’était l’évènement le plus important de ces quinze dernières années, ou la série Ninomiya kun, qui nous fait une belle parodie des séries shojo pseudo dramatique où les personnages passent leur temps à se chercher et à finir à moitié mort, en hurlant toujours le prénom/nom/titre honorifique de leur moitié. J’ai presque eu l’impression de voir Plus belle la vie. En plus addictif.

Il y a une masse de chose dont j’aimerais parler à propos de Minami-Ke. Que ce soit les personnages principaux, secondaires, les situations abracadabrantes … Mais je n’aurais pas assez de temps pour tout dire. A l’origine, je regardais cette série parce que les dessins étaient sympathiques et que j’avais peur de m’ennuyer pendant mes vacances. J’avais prévu de la supprimer de mon ordinateur aussitôt tous les épisodes vus. Après coup, j’ai bien l’intention de la garder et de la re mater de temps en temps lorsque je serais seul. Lorsque j’ai déconnecté mon cerveau pour la regarder, je ne pensais pas que cette série me donnerait autant envie de choyer mon petit frère et ma petite sœur. La série a évidemment des défauts, mais j’avoue n’avoir même pas essayé de les trouver (lamentable pour un critique, je sais), tellement occupé à repenser à mes propres disputes de famille en regardant.

Cet anime n’est vraiment pas indispensable, on peut très bien ne jamais le regarder. Mais j’encourage néanmoins vivement tous ceux ayant des frères et sœurs à l’essayer, pour vous souvenir de temps à temps pourquoi on aime autant nos insupportables frangins et frangines (faudrait un terme mixte, comme au japon u_u).

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