Girl's Last Tour

Titre : Girl’s Last Tour
Réalisateur : Takaharu Ozaki
Studio : White Fox
Année de production : 2017
Format : 12 épisodes de 25 minutes environ.
En France, l’anime est diffusé par Wakanim.
Il s’agit d’une adaptation du manga de Tsukumizu.

Résumé : Chito et Yû sont deux jeunes filles qui voyagent à bord d’un char dans une ville déserte. Au gré de leur découverte, elles tâcheront d’en apprendre plus sur le monde qui les entoure, et de voyager un peu plus loin.

Avis : Le trimestre dernier, je vous parlais de la claque qu’avait été Made in Abyss. Avec Girl’s Last Tour, je m’en suis pris une seconde. Comme les deux animes ont un graphisme assez mignon malgré un scénario sérieux, on les a beaucoup comparé au début, mais pourtant, le chara design est le seul point commun que j’ai pu leur trouvé. Et quelque part, tant mieux. C’est souvent parce qu’un anime est unique qu’il nous touche autant.

Au début, Girl’s Last Tour ne paye pas de mine. On suit simplement deux adolescentes dans un étrange périple. Pourtant, on se prend rapidement à s’attacher à elles et à réfléchir en même temps. Car au-delà d’un anime avec des filles mignonnes qui font des trucs mignons, Girl’s Last Tour est rempli de réflexion sur notre monde. En effet, même si  on doit attendre la fin pour avoir la confirmation, plein d’indice, au cour de l’anime, nous font comprendre que le monde est plus proche de sa fin que de son début, que nos protagonistes sont parmi les dernières représentantes du genre humain, et que tout ça a très probablement été causé par le dit genre humain. Voir Yû et Chito se poser des questions sur ce qui est quotidien pour nous, nous pousse à remettre certaines de nos habitudes en question, à relativiser ce que l’on croit acquis. En fait, je crois bien que c’est la première fois que je me suis posé autant de questions philosophiques en regardant un anime.

Si l’anime m’a tout de suite plu, je crois que c’est vraiment à l’épisode 9 que j’ai « décidé » que ce serait un de mes coups de cœurs. Étrangement, alors que les deux filles ont rencontré des humains au court de leur périple, c’est la rencontre avec le petit robot et le Chet qui m’ont le plus touché. J’ai beaucoup aimé la réflexion sur ce qui fait qu’on est vivant et, « est-ce qu’une machine qui parle est vivante ? ». /!\SPOILER/!\ Mon passage préféré restant celui où les filles et la machine se souhaitent mutuellement de vivre le plus longtemps possible. /!\SPOILER END/!\

J’ai également trouvé impressionnant que l’anime puisse faire se côtoyer des moments très sérieux avec des scénettes de vie quotidienne sans que cela ne paraisse forcé ou hors de propos. Ce qui rend Girl’s Last Tour aussi agréable, c’est sans doute la bonne humeur de ses protagonistes et le fait qu’elles se promènent dans des décombres comme on se baladerait en campagne. Aucun doute que Yû et Chito feront éternellement parti de ces personnages que j’ai du mal à oublier tant ils m’ont touché. Lorsque l’anime se termine, le plus difficile est sans doute de les laisser continuer leur voyage sans nous.

J’aimerais aussi rapidement parler des OST. Habituellement, hormis les génériques, j’ai du mal à me faire une idée des musiques présentent dans une série. Elles font pour moi parti d’un tout et j’ai dû mal à les prendre en dehors de leur contexte. Pour Girl’s Last Tour, bizarrement, j’ai l’impression d’avoir été bien plus touché par les musiques que j’en ai l’habitude. Est-ce à cause de la réflexion de Yû et Chi sur le pouvoir de la musique ? En tout cas, j’ai beaucoup aimé les OST et je pense que c’est l’un des uniques animes où, si je l’achetais, chaque musique de la bande originale susciterait une émotion chez moi.

Vous l’aurez compris, un anime à regarder d’urgence !

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