Danzaisha – Tetragrammaton Labyrinth

Titre : Danzaisha – Tetragrammaton Labyrinth
Mangaka : Ei Ito
Format : 6 tomes
Éditeur, Japon : Wannimagazine
Prépublication : Comic Gum
Éditeur, France : Doki Doki

Résumé : Londres, XIXe siècle. D’étranges meurtres surviennent et sont le fait d’esprits malins, qui vivent en se nourrissant d’âmes humaines. Pour les affronter et limiter le nombre de leur victime, Meg, une jeune sœur pratiquant la magie blanche, et Angela, une étrange jeune fille immortelle, les affrontent chaque nuit.

Avis : La première chose que l’on remarque chez Danzaisha (outre son titre à coucher dehors), c’est son graphisme très attirant. Les couvertures sont toutes très belles, et c’est d’ailleurs cela qui, en premier lieu, m’a donné envie de les lire. Le fait que la série soit plutôt courte (six tomes uniquement, quelque chose tellement rare de nos jours), joue également en sa faveur et il est vrai que j’ai été très emballé lorsque ce manga est arrivé à la librairie où je travail.

Pourtant, malgré de très bonnes idées et un gros potentiel, je n’ai pas trouvé Danzaisha particulièrement extraordinaire. C’est un manga très sympathique, que j’ai pris plaisir à lire, mais je ne sais pas si je vais aller jusqu’à me l’offrir pour pouvoir le relire chaque fois que je veux. J’ai pourtant adorer l’idée principale (la lutte contre les démons afin de permettre à ceux qui ont été corrompu de trouver le repos, même s’ils ne peuvent plus rejoindre le paradis), et surtout le fait que l’équipe était formé d’une religieuse et d’une jeune fille qui se rapprochait plus de la sorcière que de l’enfant de cœur.

Meg et Angela sont d’ailleurs deux personnages très attachants (comme tous les « gentils » de l’histoire, sauf peut-être Trude, d’ailleurs) et leur relation mystérieuse est vraiment captivante. Tout du long, je n’ai jamais vraiment réussi à savoir si leur sentiment était amoureux ou juste très fort et j’ai beaucoup aimé cela. J’aime aussi que la douceur de Meg soit contrebalancer par le côté parfois très sombre d’Angie /!\SPOILER/!\ Notamment lors de la scène du bateau où elle n’hésite pas à sacrifier les otages. /!\SPOILER END/!\ J’ai néanmoins vu mon intérêt pour le personnage de Meg décupler lorsqu’on en apprend plus sur son passé dans le tome 3. /!\SPOILER/!\ Même si je m’attendais à ce qu’elle ait eu affaire à des démons très jeune, j’avoue avoir été peiné pour elle en lisant son passé. Elle était tellement adorable, j’ai trouvé affreuse la façon que ce groupe a eu de vouloir la tuer juste parce qu’elle ne croyait pas en la même chose. J’ai bien aimé l’idée qu’il y ait une part incontrôlable en elle, qui me paraissait bien trop sage depuis le début, mais j’ai surtout trouvé très beau le sacrifice de son père, qui lui donne son cœur qui la protège tout en étant une malédiction. L’amour de son père qui vit en elle se mélange avec le mal qui est responsable de sa mort, c’est triste et beau en même temps. /!\SPOILER END/!\

Pourtant, malgré tous ces points forts, j’ai trouvé parfois Danzaishi un peu trop fouillis, notamment à partir de l’arrivée de /!\SPOILER/!\ Gilles de Rais. /!\SPOILER END/!\ Même si j’étais très content d’en apprendre plus sur Angie, mais j’avais l’impression que les évènements ne s’enchainaient pas de façon aussi fluides qu’avant. Même si je me doutais bien que ça ne pouvait pas durer, je crois que j’ai préféré le premier tome, où les enquêtes étaient plus ou moins indépendantes les unes des autres. J’ai eu beaucoup plus de mal à m’accrocher par la suite, même si certaines chapitres m’ont beaucoup plu.

Autre détail, je n’ai pas trouvé la fin aussi poignante que je l’aurais voulu. /!\SPOILER/!\ A la fin, tout le monde se sacrifie pour permettre à Angie et Meg de se débarrasser de Gilles de Rais. J’ai remarqué que j’étais moins sensible à ce genre de scène depuis Angel Beats et c’est peut-être à cause de ça, mais j’avoue ne pas avoir été aussi touché que je l’aurais voulu par les morts des acolytes. C’était très touchant mais j’avoue avoir pensé à chaque fois « c’est bien mignon mais vous en fait quoi de votre théorie précédente comme quoi ils sont immortels si on utilise pas la magie ou la rage ? Surtout que certains (notamment l’Italien) n’ont pas l’air mort mais juste gravement blessé, au point que, jusqu’à la fin, j’étais persuadé qu’il allait revenir.

Autre point qui m’a déranger d’ailleurs, c’est Angie et sa faux (la seconde, dont j’ai oublié le nom, pas Agla). Lorsqu’elle la récupère, on nous explique qu’elle devra subir les mêmes blessures que celles qu’elle inflige avec la faux, pourtant elle l’utilise plusieurs fois sans avoir à subir de contre coup. Quel était l’intérêt, alors, de nous dire qu’elle était terriblement dangereuse ? /!\SPOILER END/!\

Malgré ces quelques défauts, j’ai beaucoup pris de plaisir à lire Danzaishi et j’ai notamment trouvé très bien dessiné toutes les scènes d’affrontement contre les Esprits malins. J’ai d’abord été surpris par le gore du manga, auquel je ne m’attendais pas en voyant le trait assez doux de l’auteur, mais finalement, j’ai trouvé que ça apportait un côté très authentique à la chasse au démon.

De plus, je disais un peu plus haut que j’avais eu du mal avec la fin, mais le dernier chapitre, et surtout les dernières pages, m’ont profondément marqué. J’ai notamment trouvé magnifique le passage où Angie explique que /!\SPOILER/!\ Meg la détestera probablement de l’avoir rendu comme elle, mais elle l’accepte car elle ne peut pas imaginer un monde où Meg ne serait pas. /!\SPOILER END/!\

Verdict, un très bon manga, malgré quelques facilités et du potentiel gâché.

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