Black Bullet

Titre : Black Bullet
Réalisateur : Masayuki Kojima
Sudio : Kinema citrus/Orange
Diffusé sur : Tokyo MX/TVS/tvk/TVA/AT-X/BS11
Année de production : 2014
Format : 1 saison de 13 épisodes
En France, la série est licenciée par Wakanim et Crunchyroll
L’anime est inspirée de la série de Light Novel de Shiden Kanzaki.
Il existe également un manga en quatre tomes (terminé), licencié en France par Doki-Doki.

 

Résumé : Il y a dix ans de cela, l’humanité a été décimée par le virus Gastrea, qui transformait les personnes infectées en monstre terrifiant. De nos jours, seules les enfants maudits, des jeunes filles infectées par le virus avant leur naissance, sont capables de rivaliser avec les Gastrea. En binôme avec leur Promoter, un non infecté, ces jeunes filles protègent désormais les humains contre les Gastrea qui attaquent encore parfois. Aihara Enju en fait partie et avec son promoter, Satomi Rentarô, elle protège la zone Tokyo.

Avis : Black Bullet est un anime que j’ai énormément aimé. Dès le premier épisode, je me suis rendu compte qu’il allait me plaire. J’adorais l’histoire, j’avais envie de me battre avec Satomi pour les droits de ces enfants maudits qui protégeaient le monde mais n’obtenaient que du mépris et de la haine, et surtout, j’aimais Enju. Enju à la fois si forte et si fragile, qui par certains aspects me rappelaient un peu Kurenai (du manga éponyme.). Enju qui avait un comportement de petite fille mais qui, lorsqu’il fallait combattre, était toujours prête, prête à protéger la zone Tokyo malgré le traitement que ses habitants réservaient à ceux qui étaient comme elle. Enju m’a énormément touché, j’aurais voulu pouvoir rentrer dans ma télévision pour la serrer dans mes bras et /!\SPOILER/!\ j’ai pleuré avec elle dans l’épisode 10, lorsqu’elle découvre la mort de ses camarades de classes. /!\SPOILER END/!\

Je parle d’Enju, mais en fait, je crois que chaque personnage de Black Bullet est touchant à sa manière. Que ce soit Satomi, qui tente toujours tout pour sauver tout le monde (un truc récurant dans ce genre de manga) ou Kisara qui lui donne sans arrêt des ordres dangereux tout en l’exhortant de  rester en vie … Je me suis même attaché à Kagetane, assez rapidement en plus. Je ne sais pas si c’était le lien très fort qu’il entretenait avec sa « fille », le fait qu’il ressemble parfois tellement à Satomi ou, tout simplement que, par moment, on se dit qu’il a peut-être raison de vouloir détruire l’humanité.

Car, mine de rien, c’est une question qui revient assez souvent. Est-ce que cette humanité, que les miliciens protègent parfois au prix de leur vie, mérite vraiment d’être sauvée ? /!\SPOILER/!\ On se pose notamment cette question dans les épisodes 3 et 10. L’école dans laquelle Enju était intégrée, ses meilleures amies, la rejette en apprenant qu’elle est une enfant maudit alors qu’elle risque chaque jour sa vie pour les protéger. Et que dire de l’épisode 10 qui ne peut que nous tirer des larmes. On voit toutes ces petites filles tellement joyeuses, tellement vivantes, et quelques minutes plus tard, elles sont dans une salle sombre, avec un policier qui se fiche bien de leur nom, tuées par des gens à qui elles n’avaient jamais fait de mal. /!\SPOILER END/!\

Un tout petit paragraphe pour ajouter que j’ai adoré le fait que j’ai énormément aimé les personnages féminins dans leur ensemble. Bien trop souvent avec ce genre de scénario, on se retrouve avec des filles aux gros seins incapables de se débrouiller seule et que le héros passe son temps à sauver. Ici, les filles agissent, il leur arrive même de sauver Satomi (notamment Enju) et même si Satomi est souvent à les protéger, elles pourraient probablement se sortir seules de nombreuses situations.

Toutefois, un peu comme c’était le cas avec Beyond the Boundary, j’ai trouvé dommage que certaines intrigues soient traitées trop rapidement. /!\SPOILER/!\ Je pense là, avant tout, à l’arc Kagetane. On nous explique que ce type est l’un des hommes les plus dangereux et il suffit à Satomi de quelques épisodes pour s’en débarrasser ? Certes, il a eu de l’aide et, certes, tout est relatif, mais tout de même. Le pire étant probablement le Gastrea de niveau cinq qui est censé être presque invisible et dont on se débarrasse en quelques minutes malgré les nombreux emmerdes qui arrivent, comme par hasard.

Mais c’est surtout le cas de tout petit détail stupide … A la fin de l’épisode 4 par exemple, on apprend que le taux de contamination d’Enju est de 47%, soit qu’il ne lui reste que peu de marge avant de se transformer en Gastrea. C’est quand même relativement important et pourtant, ce détail ne revient plus du tout sur le tapis durant les neuf épisodes suivant. Il y a également la fin de l’épisode 12, où le « protecteur » de Seitenshi sama jette quelque chose dans l’eau pour « en finir avec Satomi » … Outre le fait que je trouve le moment très mal choisi, est-ce que son machin a eu des répercussions ? Est-ce que c’est ça qui a empêché la bombe d’explosé ou est-ce que c’était réellement inutile ? (Il s’agit là d’une véritable question, mon ordinateur a systématiquement figé l’image à ce moment-là, ce qui fait que je n’ai pas la moindre idée de ce qu’il balance à la flotte.) Ah oui, ce qui m’a le plus surpris, c’est lorsque Seitenshi sama proclame qu’il faut aller vers un monde dans lequel les filles maudites seraient acceptées. Pendant toute la série, tous les habitants de la zone Tokyo haïssent les filles maudites alors pourquoi est-ce que le projet est acclamé ? Ils ont changé d’avis ?/!\SPOILER END/!\

Enfin, je dirais que le plus gros défaut de Black Bullet (un peu comme la première saison de Tokyo Ghoul quelques mois plus tard), c’est de s’arrêter au mauvais moment, là où ça devient réellement intéressant. /!\SPOILER/!\ Dans Tokyo Ghoul (que j’ai regardé avant, d’où la référence), je me souviens avoir hurlé en voyant la fin, me disant « Non ! Ce n’est pas possible ! Ça devient enfin intéressant ! Pourquoi ! » Dans Black Bullet, j’ai eu sensiblement la même réaction, à ceci près que je le trouvais déjà intéressant. Ce que je veux dire c’est que, oui, l’anime est formidable, vraiment bien, je pense l’avoir fait comprendre au long de la fiche. Mais cette fin est tellement  incroyable qu’elle donne terriblement envie de savoir ce qui va se passer ensuite. Pendant 13 épisodes, on voit Kisara et Satomi se chercher plus ou moins, ayant clairement des sentiments l’un pour l’autre, et dans les dix dernières minutes, on découvre un côté beaucoup plus sombre de Kisara, qui la rend d’autant plus intéressante comme personnage. Satomi (et nous par la même occasion) découvre d’un coup que Kisara, pour qui il avait des sentiments, pourraient devenir son ennemi. On veut savoir ! Pourquoi n’a-t-on pas le droit à la suite ! J’exige au moins les Light Novel ! /!\SPOILER END/!\

Je finirais l’avis scénario par une note positive en disant que la toute fin est absolument magnifique et est accompagnée d’une musique qui va à la perfection. Je n’ai absolument rien à redire sur cette dernière scène entre Satomi et Enju.

Car cet anime a également la chance d’avoir une bande son absolument fantastique. Que ce soit l’opening, l’ending ou juste les musiques d’accompagnement, je n’ai rien à redire, elles sont toujours bien choisies et en accord avec les scènes. C’est le genre d’anime dont je pourrais sans soucis acheter le CD de L’OST.

Verdict, un excellent anime, à voir.

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