Another

Titre : Another
Producteur : Tsutomu Mizushima
Écrit par : Ryô Higaki
Sudio : P.A. Works
Diffusé sur : KNB, KBS, Tokyo MX, Chiba TV
Année de production : 2012
Nombre d’épisodes : 12 épisodes de 25 minutes (+ 1 OAV)
Licencié en France par Dybex
D’après un roman de Yukito Ayatsuji licencié en France par Pika Roman.
En France, le manga est licencié par Pika.

 

Résumé : 1972, Misaki, élève de la classe 3-3 du collège nord de Yomiyama, meurt brusquement au cours de l’année. Choqué par la disparition de leur camarade très populaire, la classe décide de faire comme si Misaki était toujours parmi-eux, et on peut même remarquer sa présence sur la photo de la remise de diplôme …

Vingt-six ans plus tard, Koichi Sakakibara est transféré dans la classe 3-3 du collège nord de Yomiyama où il n’avait plus mis les pieds depuis son enfance. Il réalise rapidement que sa classe n’est pas comme les autres et qu’une élève, Misaki Mei, semble ne même pas exister aux yeux des autres …

Avis : Another est un anime qui mêle à la fois le gore, l’horreur et le thriller, des genres qui vont très bien ensemble et qui sont ici maniés de façon à ce que l’on soit systématique à se ronger les ongles.

Peu amateur du genre d’horreur, détestant habituellement le gore mais ne loupant jamais l’occasion de découvrir un bon thriller, j’ai essayé Another en étant un peu septique mais en étant tombé amoureux des graphismes. Certes, certains personnages, et notamment Koichi, font un peu anorexique mais c’est monnaie courante dans les animes et je m’y suis fait assez rapidement. Mei, de plus, avait un physique qui me rappelait Ai Enma (jigoku shôjo) qui me poussait à m’inquiéter chaque fois que je la voyais et qui allait à merveille avec sa personnalité.

Son étrange arrivé dans le premier épisode, où elle se rend à la morgue avec une étrange poupée, ainsi que l’étrange visite à l’hôpital des trois nouveaux camarades de classe de Koichi qui semblent mal-à-l’aise durant tout l’entretient nous plonge dès le début dans un l’ambiance mystérieuse et pesante de l’histoire qui, durant les premiers épisodes, repose avant tout sur l’ignorance de Koichi – et donc de la nôtre – face aux évènements. Et la musique, que ce soit l’excellent opening de Ali-project, où celle qui nous accompagne durant les épisodes, ne fait qu’amplifier cette inquiétude qu’on ne peut s’empêcher de ressentir.

Another a réussi à me conquérir dès le premier épisode qui m’a d’ailleurs captivé au point de me faire oublier la fatigué que j’avais ressenti toute la journée. J’étais passionné par ce que je regardais, désirant en savoir plus, prêt à ne pas fermer l’œil de la nuit si cela pouvait me permettre de découvrir le fin mot de cette histoire. J’ai regardé beaucoup d’anime mais aucune n’avais encore réussi à me scotcher à ce point à mon écran.

Mais ici, chaque épisode est très bien mené, donnant systématiquement l’envie de regarder le suivant pour en savoir plus. Les premiers sont faits de façon à ce que l’on nous donne juste assez d’information pour que l’on ne se dise pas « mais on apprend rien ! », mais pas assez pour que l’on soit réellement satisfait. On regarde donc le suivant et lorsque, enfin, on a toutes les réponses que l’on attendait, cela ne fait en réalité que créer d’autres problèmes auxquels on veut absolument voir les personnages remédiés le plus rapidement possible, pour voir le carnage cesser.

Car on se prend rapidement d’affection pour la majorité des personnages. Même Akazawa et son côté hautain ne sont plus aussi désagréable lorsque l’on comprend le fin mot de l’histoire et la dure responsabilité qui pèse sur ses épaules. On les voit tenter de lutter contre la malédiction, essayant des techniques qui n’apportent guères de résultats sur le long terme. En fait, même les personnages plus secondaires ont finalement un rôle important (je ne parle pas là des élèves « tapisseries » dont on connait à peine le nom) et je me souviens m’être rongé les ongles en entendant l’oiseau répéter « pourquoi » ou en voyant Reiko avoir mal à la tête. Le moindre petit détail – une vis mal enfoncée, un clou qui dépasse, un mal de crane – donne l’impression que les choses empirent.

Je suppose que je ne surprendrais personne en disant que le personnage pour lequel j’ai immédiatement eu le coup de foudre a été Teshigawara. Que ce soit sa bonne humeur, sa gentillesse ou juste sa spontanéité, je le trouvais presque plus attachant que notre personnage principal. /!\ SPOILER /!\ C’est pour ça que j’ai vraiment paniqué lorsque, à la fin, il se laisse posséder par l’inquiétude et tente de commettre le premier meurtre du carnage qui aura lieu durant le voyage scolaire. La cassette trouvé par Mochizuki, Teshigawara, Koichi et Mei et qui était censé les sauver va finalement être la responsable de la véritable panique qu’on va avoir à la fin de l’épisode, à laquelle s’ajoute la folie de la grand-mère du mort du mois de Juin, Takabayashi.

D’ailleurs, Mochizuki m’a impressionné en décidant, coûte que coûte, de sauver Teshigawara. C’était juste … Wahou.

Ce massacre m’a d’ailleurs complètement pris par surprise, même si elle était, au fond, parfaitement prévisible. Moi-même, en regardant l’anime, j’ai commencé à faire attention aux plus petits détails qui n’allaient pas, cherchant qui pouvait être le mort. J’ai soupçonné tour à tour Koichi puis, lorsque j’ai compris que c’était impossible, Teshigawara qui déconnait sérieusement à la fin de la série. Je me suis planté en beauté et je ne peux donc que comprendre le vent de suspicion qui a envahi les élèves, les poussant à tuer leurs meilleurs amis, persuadés que c’était le seul moyen de sauver tout le monde. /!\ SPOILER END /!\

Au final, il est probable que personne ne se soit douté de l’identité du véritable mort, que ce soit dans la classe (Mei triche) ou devant sa télévision. Ne serait-ce que parce qu’on n’avait pas toutes les cartes en main. Une fois que le voile est levé, beaucoup d’éléments deviennent brusquement logiques et c’est là où la production a été brillante. Réussir à nous bluffer ainsi, c’était franchement bien joué.

Je ne regretterais qu’un point, c’est que la seconde partie du dernier épisode me semble beaucoup trop normal après ce que l’on a vécu. /!\ SPOILER /!\ Après la malédiction, les morts … j’ai trouvé cette fin, avec Koichi et Mei qui discutent tranquillement, presque trop fade et pas à la hauteur. Même si j’ai adoré le principe que, pour une fois dans un anime avec une malédiction, ça ne soit pas réellement finie. Certes, pour cette année, c’est bon. Mais l’année prochaine … Car ils ont trouvé le moyen de mettre fin aux morts mais c’est au final cette solution qui aura causé le plus de victime et on sait bien que dès l’année suivante, si ce n’est pas une année vierge, ça recommencera. Nouvelle saison ? (Je plaisante. S’ils font ça, je les tue.) Cela est d’ailleurs bien montré lorsque, après l’ending, on voit Teshigawara et Mochizuki ranger une nouvelle cassette. /!\ SPOILER END /!\

L’OAV est également excellent. Je conseil de plutôt le regarder après parce qu’on a des éléments que l’on est censé n’apprendre que plus tard dans la série et qui nous éclaire sur certains points importants. Libre à vous de regarder avant, c’est à vous de voir si vous acceptez d’être spoiler.

J’aime beaucoup le fait qu’il nous permette de voir le contraste entre la Mei avant et après le début de la malédiction. D’une petite fille souriante, elle se transforme en l’adolescente sombre de l’anime et le changement fait presque mal au cœur. Un très bon moyen de se replonger dans l’histoire après l’histoire.

Verdict : un incontournable pour les fans d’horreur, un excellent anime pour les autres !

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