Aki no Kanade

Titre : Aki no kanade
Producteur : Yohei Suzuki
Scénariste : Yohei Suzuki
Studio : JC Staff
Année de production : 2015
Format : 1 film de 25 minutes
Aki no Kanade fait partie du projet Anime Mirai, le programme annuel subventionné par L’Agence japonaise de la culture afin que quatre studios d’animation forment de jeunes animateurs.

Résumé : Aki a beau avoir quitté son village natal pour Tokyo afin de devenir joueuse professionnel de Taiko, elle peine un peu concilier sa passion avec un petit boulot alimentaire. Quinze ans après son installation, elle reçoit un appel de son ancien professeur lui demandant de revenir pour enseigner le taiko afin de relancer le festival d’automne.

Avis : Ma mère, grande amoureuse de la culture japonaise, adore le Taiko. J’avoue que, parmi toutes ses passions, il s’agit de celle que j’ai le plus de mal à comprendre. J’ai regardé Aki no kanade sur un coup de tête, sans penser, même, que je pourrais en faire une critique. C’était juste un moyen de m’occuper. Finalement, je crois que j’ai un peu mieux compris l’intérêt que ma mère porte au taiko.

Aki no kanade est vraiment un petit film sans prétention. Ici, la simplicité semble être au cœur de tout, et que ce soit les personnages, les bruitages ou même l’animation, on ne cherche pas à en faire des masses. Rien ne vient voler la vedette au taiko, sans doute pas même le personnage principal qui le place au centre de son monde. C’est simple, c’est mélodieux et, finalement, ça marche à la perfection et on ne voit pas passer ces vingt-cinq minutes. On est captivé par le son du taiko qui raisonne, un peu comme Aki lorsqu’elle le découvre pour la première fois.

Aki no kanade c’est aussi, quelque part, un récit initiatique, même si le protagoniste est déjà une adulte. En revenant dans son village natal, dont le nom a changé mais qui, au fond, reste le même, elle qui commençait à douter se souvient brusquement de sa passion pour le taiko et même si son problème de temps partagé avec son petit-boulot ne se résoudra probablement pas comme ça, elle a au moins retrouvé la passion qui l’animait et qui l’a poussé à rejoindre Tokyo.  Finalement, ce retour aux sources qui semblait lui faire peur fini par la sauver de ce sentiment d’amertume qui semblait l’envahir au début, lorsqu’elle se pose des questions sur sa capacité à enseigner.

Et on a le final, tout en douceur. Pas de rebondissement fou, même pas la déclaration tant attendu de Naoto. Les problèmes d’Aki ne sont pas magiquement résolus mais /!\SPOILER/!\la présence de son père et la motivation des deux lycéennes à relancer le festival/!\SPOILER END/!\ lui donneront sans aucun doute la force de les affronter et, surtout, de ne pas laisser tomber ses rêves.

Un excellent petit film, tellement court qu’il serait bête de passer à côté.

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