Junjou romantica

Titre : Junjou romantica
Mangakas : Shungiku Nakamura
Nb de tomes au Japon : 16 tomes (série terminée)
Nb de tomes en France : 14 tomes
(Prochain tome prévu 25.06.14.)
Editeur, Japon : Kadokawa Shoten
Editeur, France : Asuka
Prépublication : Asuka ciel
Anime : 2 saisons de 12 épisodes (licencié par IDP).
La troisième saison est encore inédite en France (il me semble mais il faudra que je m'en assure)

Résumé : Junjou romantica, c'est l'histoire de trois couples reliés entre eux par le fait que ses protagonistes se croisent ou se connaissent. Ces couples sont appelés Junjou Romantica, Junjou Egoist et Junjou Terrorist.
Junjou Romantica : À cause de ses mauvais résultats scolaires, et à l'approche des concours d'entrée à la fac, Takahashi Misaki est contraint d'aller prendre des cours avec Usami Akihito, un ami de lycée de son grand-frère, Takahiro. Mais dès son arrivée, il doit faire face à trois problèmes : Usami écrit des romans Boy's Love dont les personnages ne sont autres que lui-même et Takahiro, il est d'une humeur massacrante au réveil et, surtout, il est amoureux de Takahiro.
Junjou Egoist : Kamijou Hiroki, professeur de littérature à l'université, un ami d'enfance d'Usami Akihito, a bien du mal à accepter que l'amour qu'il éprouve à son égard ne lui sera jamais rendu. C'est en ressassant ses tristes pensées dans un parc qu'il fait la connaissance de Kusama Nowaki. Le jeune garçon, de plusieurs années son cadet, a immédiatement le coup de foudre pour le jeune professeur et décide de s'installer chez lui, au grand dam d'Hiroki.
Junjou Terrorist : Alors que Miyagi You a divorcé quelques temps plus tôt, voilà que son ex beau-frère, Takatsuki Shinobu, rentre brusquement d'Australie où il faisait sa scolarité en disant qu'il l'aime et que c'est le destin qui les a réuni.

Avis : Pour commencer, je vous avouerais – non sans une légère honte – qu'au début, l'unique raison qui m'a fait regarder Junjou Romantica a été la mention « yaoi » en haut de la page. Je ne me souviens plus précisément pourquoi mais je ne sentais que moyennement cet anime et j'avais décidé d'y aller prudemment et de m'arrêter si je sentais que je n'aimais pas.
Et pourtant, dès le premier épisode, je me suis senti complètement embarqué par l'histoire et je me suis rapidement pris d'affection pour les personnages. J'aimais cette ambiance et ce suspens à la fin de l'épisode « de qui va-t-on suivre les déboires la prochaine fois ». À tel point que, moi qui n'aime habituellement pas regarder les séries en cours (j'ai tendance à attendre qu'elles soient fini pour m'y mettre), je me suis mis à attendre chaque semaine la suite avec impatience et, lors de la seconde saison, je me fichais bien de ne rien comprendre, je m'installais chaque dimanches devant mon ordinateur pour regarder le jour de la sortie japonaise, bien trop pressé d'avoir la suit pour attendre la version anglaise. C'était déjà trop tard, Junjou Romantica m'avait complètement possédé.
 
J'ai tout de suite trouvé intéressante l'idée de mêler plusieurs couples qui se côtoyaient plus ou moins. On suit plusieurs histoires, au point qu'on a l'impression de ne pas avoir un mais trois mangas en main. J'adorais en savoir plus sur chacun des six protagonistes, me perdre dans les prénoms et en retrouver certains après plusieurs semaines d'absence, comme on est content de revoir ses bons copains de lycée après les vacances. Sans compter que ça permettait des situations amusantes lorsque, par exemple, Misaki se plaignait de Hiroki à Usagi sans savoir qu'il parlait à un de ses amis.
 
Mais Junjou Romantica, ce n'est pas que de la romance et de l'humour, il y a aussi des thèmes importants qui sont abordés, notamment le fait qu'il est impossible de deviner les choses que l'on tait et qu'en agissant de cette façon, on risquera bien souvent de faire souffrir quelqu'un, en plus de soi-même.
Un couple ça passe avant tout par la communication mais ça, dans chacun des couples, il y en a qui ont du mal à le comprendre, et notamment Misaki et Hiroki qui ont bien du mal à s'avouer qu'ils sont amoureux, donnant ainsi parfois à Usagi et à Nawoki l'impression qu'ils les emprisonnent sans leur faire de bien. De même, c'est en refusant d'expliquer son passé à Shibobu que Miyagi fera le plus souffrir son beau-frère, bien plus qu'en rejetant systématiquement ses avances.
 
Et c'est probablement ce qui fait la force de ce manga, la capacité d'être à la fois sérieux et humoristique, à travers des éléments très simple comme des quiproquos qui nous soulage un peu après une scène de dispute ou les tortures mentales de Misaki, qui malgré les fous rires qu'il peut nous faire piquer par moment, reste un personnage très torturé par la culpabilité et son désir de n'être un poids pour  personne.
 
Et puisque je suis là-dessus, j'aimerais insister sur la personnalité des personnages qui les rend attachant tout au long de l'histoire, mais aussi, bien souvent, réaliste. Si Usagi et Nowaki peuvent parfois ressembler à des surhommes avec leur éternelle bonne humeur face aux violents rejets qu'ils subissent chaque jour de la part de leur moitié, il y a des moments où même eux et leur positivisme ne peuvent plus trouver le moyen d'avancer. Les nombreux épisodes de la saison 2 où Usagi tente de faire dire à Misaki qu'il l'aime en sont là pour le prouver. Ils ont tous leurs personnalités avec leur point fort et leur faiblesse, même ce grand fou de Nowaki, qui a tendance à réagir complètement disproportionnellement (se barrer à l'étranger, what the...)
 
Mais même s'ils sont tous attachants, mon personnage préféré reste Misaki. Sa façon de systématiquement s'énerver et s'exciter tout seul en s'époumonant en pleine rue me fait systématiquement mourir de rire et son inquiétude permanente à l'idée de déranger me touche énormément. Loin d'être un personnage charismatique, il est sensible et nerveux, je ne peux pas m'empêcher de trouver ça touchant et d'avoir envie de le protéger. Si seulement je pouvais entrer dans ma télévision ... Ce bonhomme qui fait tout pour ne pas être un poids fait un sacré tandem avec Usagi qui est le prince des égoïstes (le roi serait plutôt son frère).
 
Et je conclurais cette fiche en vous vendant l'anime pour sa bande sonore fantastique. Que ce soit les génériques ou les inserts song, on en ressort avec l'envie d'acheter les CDs et en hurlant dans les rues l'opening de la saison une sans même craindre de passer pour un détraquer. Et rien que ça, ça vaut le coup.

Commentaires (1)

1. Mitsuki 18/05/2011

Ouééé ! C'est trop bien, Junjou Romantica ! J'avoue que, moi aussi, j'ai regardé parce que y'avait écrit YAOI, mais ça vaut le coup ! Mais certaines de mes copines disent que je commence à devenir perverse... Mais c'est pas grave, tout ce qui compte, c'est Junjou Romantica ! ^^

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