Ai no kusabi 2012

Titre : Ai no kusabi 2012
Producteur : Katsuhito Akiyama
Scénariste : Rieko Yoshihara
Sudio : AIC
Année de production : 2012
Format : 4 OAV de 25 minutes.
Il s’agit d’une adaptation des romans Rieko Yoshihara (inédit en France).

Résumé : Il y a trois ans, Iason Mink, un blondie, élite de la caste dominante, rencontre Riki, un bâtard des bas-fonds, alors qu’il est en situation délicate. Par la suite, Iason a fait de Riki son animal. Pourtant, Riki est loin de faire l’unanimité. Trop vieux pour être un animal, d’origine trop vulgaire pour un blondie tel que Iason, il est rapidement détesté par tous les autres. D’autant plus que Iason ne l’envoi jamais à aucune sex-soirée.

Avis : Est-ce que ceci pourrait être le résumé de Ai no kusabi ? Franchement, je ne sais pas, mais c’est tout ce qui m’est venu à l’esprit (j’annonce d’ailleurs que je me suis pas mal inspiré du résumé présent sur la team Yaoi-ouji). L’histoire est simple à comprendre mais faire un résumé s’avère difficile en raison des perpétuels flash-back qui font que la moitié des informations sur la situation initiales sont en fait des spoilers, puisque n’étant révélés que dans l’OAV quatre.

J’avais un souvenir mitigé de la première série d’Ai no kusabi. Très franchement, cela faisait vraiment longtemps que je l’avais vu et je me souvenais des graphismes vieillots que j’ai tendance à beaucoup apprécier et d’un final à couper le souffle. Je n’ai donc pu que comparer ce remake avec les quelques souvenirs que j’avais la première version et les faits sont là, contrairement à la majorité des gens, j’ai été plutôt déçu.

Je n’ai absolument rien à redire sur le graphisme. Le chara design des personnages est fantastique. Bon, on a des fringues super moulantes, c’est un peu bizarre et les abdos de Riki sont tellement bien dessinés que j’ai eu un choc en apprenant qu’il avant 15 ans (PARDON ?!), mais autrement, c’est vraiment très beau. Si j’aime les graphismes un peu vieux, je ne déteste pas pour autant la nouveauté et je dois admettre qu’on a un travail magnifique sur les personnages, on voit bien qu’on est dans un monde un peu brutal dans les bas-fonds (avec des personnages tous très carrés) et beaucoup plus luxueux à Midas (avec des vêtements très classe, des personnages qui, simplement à leur carrure, transpire le fric).

Les décors sont également magnifiques. Là encore, la différence entre Midas et les bas-fonds est frappante. On passe d’un monde lumineux, qui fait penser à Las Vegas, à une sorte de bidonville sale, qui aurait pu servir de décors à Togainu no chi tellement on se sent dans un lieu ravagé.

La vie de Riki est également très duale. On le voit d’abord en tant qu’animal où il vit dans une cage doré d’où il rêve de s’échapper, puis on le retrouve dans un monde désolé ou il semble être à son aise, même s’il reste hanté par ce qu’il a vécu auparavant. On est donc sans arrêt dans une sorte d’opposition qui m’a un peu déranger. J’ai l’impression de regarder deux animes différents. Un premier yaoi trash avec des scènes de fesses très hot et un autre yaoi à tendance shonen, où on a des relations entre garçons mais en restant dans une ambiance plus bagarreuse, moins érotique (plus à la Togainu no chi, version manga ou anime).

Autrement, les personnages sont charismatiques. Kirie semble avoir été fait pour être détesté, en tout cas il me sort par les yeux tellement il est immature et insolent. On dirait qu’il ne comprend rien à la bienséance, ou alors il est tout simplement jaloux. Riki, de son côté, est difficile à cerner. J’étais persuadé qu’il avait entre 20 et 25 ans alors j’ai eu un choc lorsque Katze lui demande son âge. Il fait extrêmement mature alors que c’est en fait un adolescent (est-ce que ça fait de ce manga un Shota ? Bonne question), mais parfois il agit bêtement, comme le ferait un enfant. C’est notamment le cas lorsqu’il fuit au début ou quand il suit Iason dans l’OAV 4.

Iason, lui, est presque passé à la trappe à partir du moment où il a relâché Riki. Et, de toute façon, il était sans doute aussi insondable que l’autre héros de cette série. Il a souvent l’air détestable mais on se prend à lui trouver un côté gentil avec son animal dont il semble être tombé amoureux. Pour ma part, je l’ai trouvé détestable la majorité du temps malgré tout.

Les autres personnages secondaires sont globalement attachants (j’aime beaucoup le blond et le mécanicien, même si on ne les voit que très peu), même si on aurait aimé avoir une idée précise de la relation entre Riki et Guy avant le départ de Riki. Étrangement, j’ai réalisé que j’avais beaucoup moins aimé la première partie, à laquelle je préférais les épisodes un peu plus musclés, où l’on a de l’action et où Riki semble remettre en question beaucoup de choses.

Mais le véritable problème de cette série, c’est sa fin. D’après ce que j’ai lu, il devait originellement y avoir 13 épisodes (je me souviens en effet qu’en 2009, j’attendais un anime de 13 épisodes et non pas une suite de 4 OAV). Finalement, ça s’est transformé en OAV avec moins d’épisodes, et ça se ressent, car la fin … ne parait pas être une fin. La seule chose dont je me souvienne réellement de la première version d’Ai no kusabi est sa fin qui était réellement incroyable et qui à elle seule m’avait fait oublié tous les défauts que j’avais pu trouver. Mais là, on ne peut qu’attendre quelque chose après et le fait qu’il n’y ait, apparemment, pas de suite est extrêmement frustrant. Je n’appelle pas ça une fin.

Alors, oui, ce remake a des avantages mais, non, je n’irais pas le conseiller avec autant de volonté que je le fait habituellement, tout simplement parce que cette fin est réellement décevante.

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