Celle que.../Valentine [BD]

Titre : Valentine (version couleur)
Celle que… (version noir et blanc)
Pour la version noir et blanc, les volumes sont : Tome 1 : Celle que je ne suis pas ; Tome 2 : Celle que je voudrais être ; Tome 3, Celle que je suis.
Scénariste : Vanyda
Dessinatrice : Vanyda
Nombre de tomes : 6 tomes (version couleur)
3 tomes (version noir et blanc)
Éditeur : Dargaud

 

Résumé : Valentine a quatorze ans, elle est en troisième et passe ses journées avec ses trois meilleurs amies, Emilie, Julie et Yamina. Elle est également secrètement amoureuse de Félix à propos de qui elle n’a osé se confier à personne. Car même auprès de ses amies, Valentine ne sait pas vraiment où est sa place. Dans ces trois (ou six) volumes, nous la suivons de la troisième jusqu’à la première S,  à l’école comme dans les soirée.

Avis : Je me souviens que lorsqu’est sorti Celle que…, j’ai eu un mauvais apriori qui m’a empêché de l’acheter. Déjà, j’étais moi-même adolescent (je devais avoir le même âge que Valentine) et je venais juste de lire quelques tomes de Pink Diary qui ne m’avait pas plu. Le fait que les volumes soient assez épais et en noir et blanc m’ont donné l’impression qu’il s’agissait d’un nouveau manga français et je l’ai assez rapidement ignoré. Ce n’est que bien des années plus tard que j’ai redécouvert, et accepté de lire, cette histoire, désormais en couleur et en six volumes publiés sous le titre de Valentine.

Même si Valentine est loin d’être mon alter ego, je le suis beaucoup retrouvé dans cette bande dessiné. Comme elle, j’ai eu beaucoup de mal à trouver ma place lorsque j’étais adolescent et j’avais beau être dans un groupe assez populaire, je passais plutôt inaperçu dans ma classe. J’ai passé énormément d’année à me chercher, c’est d’ailleurs toujours le cas je crois, et en ça, j’ai énormément apprécié Valentine, au point que je regrette maintenant de ne pas avoir mis mes préjugés de côté pour le lire il y a des années. Peut-être que ça m’aurait aidé à être mieux dans ma peau … peut-être que …

L’histoire est assez simple et c’est sans doute pour cela que l’on s’attache assez facilement aux personnages. Il ne se passe jamais rien de bien phénoménale dans le quotidien de Valentine, les grands évènements, ce sont les soirées (qu’elle n’apprécie pas vraiment), la convention de mangas à laquelle elle réussit à se rendre, et la grève des étudiants lorsqu’elle est en première. Cela pourrait être le quotidien de n’importe lequel d’entre nous et, pour le coup, on entre tout simplement dans cette histoire qui pourrait être la nôtre. C’est notamment le cas des rentrées, en seconde et en première, scène durant lesquels je me suis remémoré mes propres rentrées durant lesquels je croisais les doigts pour être avec mes amis.

Outre les tentatives de Valentine pour trouver sa place au milieu de ses amies, l’autre thème important de cette bande dessiné, ce sont les garçons. Valentine est assez rapidement entouré de garçons (il y en a presque autant que de filles dans ses amis). Certains qui lui tournent autour, d’autres qui ne sont que les meilleurs potes à qui l’on peut tout dire, mais ils sont très présents dans la vie de Valentine. Il y a Félix, bien sûr /!\SPOILER/!\ à qui elle ne renoncera que dans le dernier tome, /!\SPOILER END/!\ mais il y a aussi Mathys, Charles, Melvin … Tous, qu’ils en soient amoureux ou non, aiment l’embêter, souvent la toucher, et cela rend encore plus flagrant le fait que Valentine ne réalise pas qu’elle est attirante.

Le style de Vanyda est très agréable et nous entraine aisément dans l’univers de Valentine, auprès de ses copains et copines. Il a beau s’agir d’une bande dessinée assez simple, il est probable qu’elle fera s’interroger les adolescents qui la liront et les aideront peut-être à trouver la personne qu’ils veulent être ou à se remettre en question. Valentine, à travers l’éloignement d’Emilie et Valentine, nous interroge en effet sur le rapport que l’on peut avoir avec nos amis, qui nous poussent de temps en temps à être quelqu’un qu’on ne veut pas être, ou qu’on sait que l’on est pas. Les amies, c’est merveilleux et on peut difficilement s’en passer, mais parfois, il est aussi important de dire stop, et ça, Valentine met un long moment avant de le comprendre et de devenir, enfin, indépendante d’Emilie.

Valentine, c’est encore énormément de thèmes sur l’adolescence, souvent quotidien et tranquille, parfois plus sérieux (avec le personnage de Baptiste ou la relation entre Yamina et son copain), nous prouvant ainsi que, contrairement à ce que certains s’obstine à penser, la bande dessinée est loin de n’être que pour les enfants. C’est un livre qui, sans en avoir l’air, nous apprend des choses sur les autres et sur nous-même.

Valentine, c’est une excellente BD que je recommandes aux lycéens, mais aussi à ceux qui sont déjà passé par là et qui ont envie de se replonger dans ce qui est, bien souvent, les meilleurs années d’une vie.

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